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Ste Lucie

17 décembre 2009 

Castries-La Soufrière (Ste Lucie) : Jour d’abandon du paquebot. Après un bref petit déjeuner, nous exécutons quelques allers-retours de notre chambre au deck1 pour finaliser les papiers de la douane et devons leur montrer le billet de l’Express des îles pour prouver aux autorités que nous quittons bien le territoire de Ste Lucie. Une météo pluvieuse accompagne notre départ ; outre le fait qu’il pleuve et que nous ayons nos bagages à trimbaler, nous devons emprunter une navette pour atteindre la terre car le paquebot n’est pas dans le port. Et la navette, cette fois-ci, c’est simplement le bateau de sauvetage qu’ils ont décroché… un autre couple débarque comme nous à Ste Lucie, ils sont du Royaume Uni et ont prévu de passer deux semaines sur l’île… Nous débarquons sur les éternelles boutiques de soi-disant duty-free et également sur le Visitor Center auquel je m’adresse pour trouver une adresse d’hôtel. Nous avions relevé quelques unes, mais aucun hôtel ne répondait au téléphone. La dame du Visitor Center nous recommande l’Auberge Séraphine à quelques minutes de là, téléphone et nous voilà en taxi direction l’auberge. Le lieu est retiré du bruit, si ce n’est celui des innombrables ibis blancs qui envahissent l’arbre devant l’hôtel.  La vue est belle, l’hôtel joli, la chambre blanche vaste avec une terrasse balcon sur la piscine et le port. Nous retournons à pied en passant par l’aérodrome vers le duty-free et buvons une « piton », bière locale qui semble être apprécié par les touristes autant que par les habitants de l’île. Au prix de 3US$ les deux bières, les esprits s’échauffent chez certains mais l’ambiance reste très bonne enfant. Un taxi créole, Bernard, nous amène pour 5US$ au centre ville, au marché couvert où nous nous promenons mais sans y trouver un grand plaisir car la ville n’est pas très belle, plutôt sale sans attrait. 16h00, nous cherchons un restaurant typique en vain. Nous rentrons même dans un restaurant italien. Mais ils ne leur restent que du poisson avec des patates bouillies. Et ça n’attire pas forcément mon Riton… Nous nous réfugions l’âme en peine dans un Burger King. Nous rentrons après avoir acheté dans un supermarché « superJ » quelques grignotages pour le soir et pour le cargo.

 

18 décembre 2009 

Ste Lucie-Pointe à Pitre (Guadeloupe) : Le lendemain nous attendons Bernard à 11h00 pour nous amener à la Soufrière car l’Express des îles n’est qu’à 16h00 et nous devons être à l’embarquement qu’à 14h30. Il est un peu long mais une personne des impôts qui séjourne à l’hôtel nous permet d’appeler de son portable pour relancer le Bernard (car la communication par Skype est détestable, nous avons pu à peine comprendre que demain nous devions être au cargo à 17h00.) Bernard nous amène dans son « bolide » à travers la plus grande plantation de figues (qui s’avère être des bananes….), puis la « rain forest », véritable jungle avec des fougères énormes et une petite pluie continue. Et enfin les deux pitons qui caractérisent l’île et la rendent unique et reconnaissable parmi toutes les autres îles. Puis il nous amène à la Soufrière où l’odeur du souffre commence à nous prendre le nez. Nous lui demandons de faire demi-tour pour nous ramener à l’embarcadère. Il est déjà tard et je ne tiens pas à me promener à pied pendant une heure dans cette odeur détestable, ni à rater l’Express des îles.

Nous voilà à présent à faire la queue pour l’enregistrement des bagages puis faire une autre queue pour la douane et payer 20 € de taxes. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le personnel de la douane ont fouillé les bagages à main avec leur main gantée de plastique et dans leur zèle, ont confisqué le briquet de Riri, car trop dangereux sur le bateau ! Nous avions fait connaissance quelques minutes plus tôt d’un couple de français, Mathieu et Anne, habitant à Londres, avec qui nous avons sympathisé et avec qui nous avons partagé l’attente, puis quelques Heineken, enfin quelques allumettes, et quelques chips. Les gens dans le bateau étaient très gentils. Des musiciens, une maman avec sa petite fille aux rajouts de cheveux, Laetitia qui est devenue copine avec Mathilde, son frère Steven, ou la dame qui ne se sentait pas très bien derrière nous. Le bateau dessert dans l’ordre Fort de France, Dominique puis Pointe à Pitre. La durée de la traversée prévue de 6 heures aura duré plus d’une heure de plus et nous sommes arrivés à bon port vers 23h au lieu de 21h45 et ce après une traversée un peu agitée où certains sont arrivés l’estomac délesté d’un repas…

 

Mathieu et Anne n’ont pas voulu partagé notre taxi car l’hôtel était trop près selon eux mais, nous étions chargés et l’avons pris pour 10€ (les deux personnes supplémentaires n’auraient coûté que 5€ de plus, mais bon…) Et nous voilà parvenus dans l’hôtel le plus sordide dans lequel nous ayons été durant tout notre périple. Le veilleur de nuit déjà à notre arrivée nous remet les clefs, pas très fier, en nous disant qu’il y avait eu des travaux, et en rajoutant « mais  vous verrez bien ». Effectivement à l’arrivée, nous avons ouvert la porte sur une chambre minuscule, mansardée sur lequel je me suis cognée la tête malgré ma petite taille d’1,57m, et une odeur de moisi mêlée à une odeur d’urine venant de la salle de bain. L’horreur. Mais l’Hôtel Saint John Perse en Guadeloupe était soi-disant complet, impossible de changer de chambre. Il était tard, nous n’avions rien mangé de consistant et étions très fatigués, impossible de changer d’hôtel. Aussi nous sommes restés dans un lit aux draps complètement usés et même déchirés. 

 

 

 

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