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Transatlantique Queen Victoria

Jeudi 6 janvier

Le matin est un peu difficile pour moi, avec maux de tête et nausées accentuées par le mouvement du paquebot. Richard part petit déjeuner avec Mathilde et lui fait faire des devoirs. Je commence à aller mieux. L’après midi, l’hôtesse francophone du paquebot nous appelle pour nous informer d’un atelier « modelage de ballon ». Nous nous y rendons et Mathilde est ravie de gonfler des ballons et les « twister » pour créer le modèle du jour « un puppy ». Les ballons se gonflent, se dégonflent à l’envie et parfois aussi explosent. Et nous voilà en train de regonfler. La salle est remplie de ballons multicolores et commencent à ressembler à un chenil de « puppy ». Edith, l’hôtesse française nous rejoint et se présente. Depuis 4 ans, elle travaille pour la Cie Cunard ; ses parents sont d’Avignon. Elle est serviable et a parfaitement intégré le service Etoile Blanche de la Compagnie (white star). Les principes de la White star sont par exemple de répondre et parler au téléphone avec le sourire, de ne jamais dire « non », au pire répondre « I’ll check ».

 

 

Vendredi 7 janvier

Journée Télé. La télé sur le Cunard possède plusieurs chaînes, deux d’informations, moins d’une dizaine de films en langue anglaise, 1 en langue française où un seul film par jour passe en boucle

toute la journée. Même principe pour les films en langues espagnole et allemande. Une autre chaîne nous montre la progression du voyage avec force carte, température, heures dans chaque coin du globe, pression. La température depuis le début de la traversée de l’Atlantique n’a pas dépassé l’amplitude de 0°C à 10°C. Le soleil se fait rare, les gouttes d’eau nombreuses. Une autre chaîne est une caméra fixe (comme une webcam) à l’avant du bateau. En général, l’écran est noir car les journées sont courtes et sinon la vitre de la caméra est parsemée de gouttes de pluie et on distingue à travers une mer sombre. Spectacle pas très enchanteur et qui n’invite pas vraiment à s’aventurer dehors pour une promenade vivifiante et iodée.

 

Samedi 8 janvier

Journée studieuse pour Mathilde avec les mathématiques. Un vrai bonheur. Ça roule mieux que la veille avec la lecture. Dans l’après midi, pause avec « séminaire » de modelage de ballons. Comment faire les escargots. Le soir nous évitons le restaurant avec table nappée et savourons un bon repas aux accents germaniques. Dans ce bateau, sur 9 diners, trois sont « casual », trois « elegant » et 3 « formal», c'est-à-dire décontracté mais élégant, puis Elégant raffinée et enfin tenue de gala pour soirée avec le Capitaine. Compte tendu de notre garde-robe très peu variée et encore moins en habit de soirée, nous pouvons aller à une de ces soirées mais à toutes ; pour les autres, on dine ailleurs. Richard n’a qu’une veste et une cravate. Pas de smoking ni de cravate noire. Moi je n’ai aussi qu’une tenue noire un peu « paillette ». Pour Mathilde, le problème est moindre, car un rien l’habille. Un peu de fantaisie dans sa coiffure et elle paraît une princesse parmi toutes ces personnes âgées aux physiques ingrats pour nombre d’entre eux. La réputation des anglais sur leur physique ne repose pas sur une légende. La preuve en est sur le paquebot… No comments.

 

Dimanche 9 janvier

La mer un peu agitée secoue un peu le paquebot mais rien de catastrophique. Réveil un peu matinal avec un film avec Bette Midler.  Le matin, après une leçon de lecture de Mathilde, nous partons toutes les deux assister à une démonstration de décoration en pâtisserie. Deux chefs pâtissiers s’amusent habilement à transformer des douceurs en joyaux avec force pate d’amande, crème et chocolat fondu. Le résultat est ravissant et spectaculaire. Ces prouesses techniques seront difficiles à refaire parfaitement à la maison, mais on essaiera pour le prochain gâteau d’anniversaire !

A 14h00, Mathilde insiste pour faire un tour à l’aire de jeux. Une salle aux décors multicolores, aux étagères débordants de livres, jouets, de jeux et un alignement d’ordinateurs avec des jeux vidéos. Mathilde s’essaye à un jeu vidéo de Ratatouille puis abandonne pour aller jouer avec deux poupées et des boites pleines d’habits. Cet après midi, Mathilde est la seule enfant dans l’aire de jeux sous la surveillance de Tracey de Newcastle. Mathilde parlera ou devra comprendre l’anglais de Tracey. L’accès à l’aire de jeu est surveillé. Sonnette pour entrer et sortir, porte avec digicode. Instructions d’accès, d’enregistrement et aussi en cas d’alerte. Soit on la récupère à l’aire de jeux deck 10, sinon deuxième chance au deck 3, sinon sur les chaloupes de secours. Mais ça n’est jamais arrivé, dixit Tracey. Nous avons un bip pour nous signaler que quelque chose ne va pas. Ainsi soit nous appelons, soit nous nous rendons là-bas. Le soir, nous clôturons la journée au restaurant au Britannia pour un diner aux influences indiennes.

 

Lundi 10 janvier

Traversée du Golfe du St Laurent

Les jours passent et se ressemblent sur le bateau.  Le matin, montée au Deck 9 pour un bon petit déjeuner. Puis descente au Deck 1 pour aller à notre cabine 1028 et commencent les travaux de Mathilde avec la lecture d’une nouvelle histoire de princesse. Puis remontée au Deck 9 pour un excellent déjeuner et redescente au Deck 1. Appel à la PlayZone et Mathilde peut s’y rendre à trois heures. Cette fois ci , elle va jouer dans l’espace réservé aux 7-14 ans où trônent 25 ordinateurs alignés avec des sièges à baquets pour mieux se sentir en compétition de sport mécanique… Elle rejoint le garçon australien avec ses sœurs jumelles de 10 ans et sous la direction de Tracey et Stéphanie attaque  à coller des biscuits au Ginger pour former une maison et la décorer de sucre glace et de bonbons multicolores. Cela jusqu’à 15 h00. Ainsi Riri et moi avons une heure de vacances devant nous… Puis on va la chercher Deck 10, on descend Deck 9 pour un café et descente au Deck 3 pour l’atelier de ballons. Richard se lance aussi dans cet art de modeling et réussit avec ses petites mains habiles à faire de jolies fleurs et un tigre. Moi je n’arrête pas de faire exploser les ballons…

Puis redescente à la cabine, remontée au Deck 10 pour un thé accompagné de scones et redescente à la cabine. Toute la journée c’est la danse des ascenseurs et on ne rate pas la petite halte au Lido pour se gratifier d’une boisson chaude ou d’un en-cas et de kilos supplémentaires autour de la ceinture certainement ! Puis shopping au Deck 3 pour les cartouches de cigarettes en duty free de Riri (3 dollars le paquet, soit 2,30 euros le paquet) et une bouteille de Johnny Walker Red label à 15 dollars). Redescente à la cabine pour se changer et aller diner à 20h45 au Britannia où nous dégustons entre autre un médaillon de bœuf succulent et finir moins en panache avec quelques morceaux de fromage avec des crackers pour finir mon verre de vin d’Afrique du Sud…

 

Mardi 11 janvier

Aujourd’hui, nous allons longer le Nouvelle Ecosse et passer au large d’Halifax.

Lever matinal aujourd’hui 6h30 mais comme il faut à nouveau avancer les montres, me voilà donc réveillée à 5h30… Mathilde se réveille pas longtemps après et nous visionnons un film en français dont j’ignore le nom et préfère rester dans l’ignorance tellement il nous a peu enthousiasmé mais a quand même réussi à faire pleurer Mathilde parce qu’il était triste même si elle n’a pas compris le film… Moi non plus d’ailleurs. Finalement on comprend mieux les films en anglais !

A 11h00, nous nous sommes rendus au Grand Théâtre où deux chefs de cuisine dont un français, entreprennent une démonstration de leur talent avec trois recettes dont un croustillant de canard avec salade de mesclun et un cheesecake au chocolat et aux noisettes. Ils étaient également visionnés sur un grand écran cependant manquaient des gros plans pour bien saisir les subtilités de la démonstration.

Nous nous sommes rendus à la réception pour l’intendance et le paiement des gratuities (pourboires obligatoires). L’après midi Mathilde est retournée dans la PlayZone et nous en avons profité pour siroter  un expresso à l’avant du bateau servi par un indien de New Dehli. Dès qu’il voit que nous sommes français, il demande « de Bordeaux ? ». J’aurai du lui répondre « Non, Côte de Provence. »

On a tenté de s’installer hors de la chambre pour faire les devoirs car notre teint du matin devient blanc-vert. L’air conditionné n’a pas les mêmes vertus que l’air iodé mais malheureusement nous respirons plus du premier que du dernier… Pire l’air un peu lourd du fumoir que Richard a découvert pour fumer à l’abri du vent et de la pluie. Là se retrouvent les inconditionnels de la cigarette et du cigare dans une pièce au décor boisé avec cave à cigare tempérée et avec vue sur l’océan mais fenêtre close et ventilateur brassant la fumée vigoureusement.

 

Mercredi 12 janvier

 Rien à dire, routine...

 

 

L'embarquement :

 

La cabine du Queen Victoria :

 

 Le Queen Victoria

 

 

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