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Le journal de bord 2011

Le journal de bord... 

Comme l'an passé, afin de conserver un maximum de détails sur notre voyage qui pourrait s'effacer avec le temps, nous tacherons de raconter au jour le jour les anecdotes de notre quotidien.

Lundi 3 janvier 2011

Le matin réveil aux aurores ; 6h00, les dernières vérifications d’usage : l’ordinateur portable, les adaptateurs de prise électrique, les aspirines et paracétamol achetés la veille au soir chez nos pharmaciens préférés. A  8h45, notre ami et confrère Claude vient nous chercher et nous engouffrons tous nos bagages dans sa voiture direction Cannes où nous attend la voiture de location dont nous aurons besoin pour traverser la France. La journée se résumera ensuite à un trajet en voiture qui nous amènera au Havre avec une étape le soir dans un super routier à Pont d’Audemer (ça ne s’invente pas). Le soir un hôtel sans prétention abrite notre sommeil à quelques minutes du centre ville du Havre.

Mardi 4 janvier

Départ direction la gare pour rendre la voiture à 10 h. Le seul souci réside dans le fait que l’enregistrement pour le ferry qui nous mènera à Portsmouth n’est qu’ à 15 h00… Et depuis les opérations Vigipirate, dans les gares routières, ferroviaires et maritimes, on ne trouve plus aucune consigne pour les bagages ; et se promener avec trois valises, une sacoche d’ordinateur, un appareil photo en bandoulière sans compter les sacs à dos, cela relève de l’impossible. Et une personne du personnel de la SNCF (que nous ne nommerons pas pour ne pas lui attirer des ennuis) a fait fi des interdictions  et  devant notre désarroi nous a gentiment proposé de garder nos bagages le temps que nous nous promenions. Ce qui a nous a permis de nous s’aventurer dans les anciens docks transformés en centre commercial. Derniers achats en livres, dont un guide des USA puisque j’avais oublié mes trois Guides du Routard (NYC, USA Est et USA Ouest…) ainsi que le livre d’apprentissage de la langue anglaise, le livre de chevet de Riri… Et café et déjeuner à midi dans une brasserie. Tripes à la mode de Caen pour Riri. Très régional.

Puis on récupère nos lourds fardeaux et atteignons la gare pour l’embarquement dans le ferry.

Après un certain temps d’attente nous embarquons et nous nous installons dans la partie salon.

On enchaîne les leçons pour Mathilde et un ravitaillement anarchique (salé et sucré se succèdent et s’alternent  généreusement…). Notre trajet durera de 17 à 21 h 30, mais la durée effective du trajet aura été de 5h30 et non pas 4h30, car il existe encore une heure de décalage entre la France et la Grande Bretagne.

Puis taxi à 21h45 heure anglaise (ou 22h45 heure française) jusqu’à l’hôtel de Portsmouth où nous attend une chambre très spacieuse, simple mais confortable (à 45 euros,  précisions financière qui intéressera certainement notre ami Maurice).

 

Mercredi 5 janvier 2011

Réveil sous un ciel bleu et un soleil presque radieux. Pourquoi  parle-t’on de mauvais temps en Angleterre ?  Petit réglage d’intendance avec Yaya et Yayo pour internet, la télé par l’adsl et la messagerie électronique. Puis on appelle le taxi d’hier qui nous amène pour 50 pounds à Southampton, directement à l’embarquement. Royal.

Puis longue queues d’attente pour faire enregistrer les bagages et ensuite nous… à 14heures, nous intégrons notre chambre après avoir croisé un couple de Lyonnais, rassurés d’entendre parler français pour la première fois de la journée ! La moyenne d’âge dans les files d’attente avoisine les 65 ans. Cette croisière Southampton-NYC fait partie d’un voyage qui va jusqu’à Honolulu et nous n’en faisons qu’une escale, d’autres en font deux ou d’autres vont jusqu’aux îles d’Hawaï.

Après les formalités de douanes et d’enregistrement, nous découvrons notre chambre. Spacieuse, elle comprend un grand lit 200x200 et un canapé dont une partie se déplie pour faire le lit de la Thithi. De grands rangements, une décoration raffinée. Les deux inconvénients majeurs : le premier, la salle de bains est standard (dans le Carnival Dream, nous avions dans la cabine triple 1 salle de bain et 1 salle d’eau. )

Le deuxième : nous avons une cabine intérieure, ce qui signifie que nous n’avons pas de fenêtre, ni même de hublot… On constate que notre troisième croisière, bien que la plus chère, nous offre la chambre est la moins bien située, la moins bien équipée. Nous verrons au fil des jours si le prix est justifié par d’autres atouts.

Le dîner au restaurant, en deuxième service à 20 :45 se passe bien : le service effectué par un personnel indien, hondurien et mauricien ( pas autant philippin que dans le Carnival ou le Holland America) s’effectue donc en plusieurs langues et ainsi Richard peut glisser quelque mots en Espagnol avec le Hondurien, Eugenio, Mathilde quelques mots de Français avec le Mauricien, Ysam et moi en anglais avec l’Indien, Seby.

 

Jeudi 6 janvier

Le matin est un peu difficile pour moi, avec maux de tête et nausées accentuées par le mouvement du paquebot. Richard part petit déjeuner avec Mathilde et lui fait faire des devoirs. Je commence à aller mieux. L’après midi, l’hôtesse francophone du paquebot nous appelle pour nous informer d’un atelier « modelage de ballon ». Nous nous y rendons et Mathilde est ravie de gonfler des ballons et les « twister » pour créer le modèle du jour « un puppy ». Les ballons se gonflent, se dégonflent à l’envie et parfois aussi explosent. Et nous voilà en train de regonfler. La salle est remplie de ballons multicolores et commencent à ressembler à un chenil de « puppy ». Edith, l’hôtesse française nous rejoint et se présente. Depuis 4 ans, elle travaille pour la Cie Cunard ; ses parents sont d’Avignon. Elle est serviable et a parfaitement intégré le service Etoile Blanche de la Compagnie (white star). Les principes de la White star sont par exemple de répondre et parler au téléphone avec le sourire, de ne jamais dire « non », au pire répondre « I’ll check ».

 

 Vendredi 7 janvier

Journée Télé. La télé sur le Cunard possède plusieurs chaînes, deux d’informations, moins d’une dizaine de films en langue anglaise, 1 en langue française où un seul film par jour passe en boucle

toute la journée. Même principe pour les films en langues espagnole et allemande. Une autre chaîne nous montre la progression du voyage avec force carte, température, heures dans chaque coin du globe, pression. La température depuis le début de la traversée de l’Atlantique n’a pas dépassé l’amplitude de 0°C à 10°C. Le soleil se fait rare, les gouttes d’eau nombreuses. Une autre chaîne est une caméra fixe (comme une webcam) à l’avant du bateau. En général, l’écran est noir car les journées sont courtes et sinon la vitre de la caméra est parsemée de gouttes de pluie et on distingue à travers une mer sombre. Spectacle pas très enchanteur et qui n’invite pas vraiment à s’aventurer dehors pour une promenade vivifiante et iodée.

 

Samedi 8 janvier

Journée studieuse pour Mathilde avec les mathématiques. Un vrai bonheur. Ça roule mieux que la veille avec la lecture. Dans l’après midi, pause avec « séminaire » de modelage de ballons. Comment faire les escargots. Le soir nous évitons le restaurant avec table nappée et savourons un bon repas aux accents germaniques. Dans ce bateau, sur 9 diners, trois sont « casual », trois « elegant » et 3 « formal», c'est-à-dire décontracté mais élégant, puis Elégant raffinée et enfin tenue de gala pour soirée avec le Capitaine. Compte tendu de notre garde-robe très peu variée et encore moins en habit de soirée, nous pouvons aller à une de ces soirées mais à toutes ; pour les autres, on dine ailleurs. Richard n’a qu’une veste et une cravate. Pas de smoking ni de cravate noire. Moi je n’ai aussi qu’une tenue noire un peu « paillette ». Pour Mathilde, le problème est moindre, car un rien l’habille. Un peu de fantaisie dans sa coiffure et elle paraît une princesse parmi toutes ces personnes âgées aux physiques ingrats pour nombre d’entre eux. La réputation des anglais sur leur physique ne repose pas sur une légende. La preuve en est sur le paquebot… No comments.

 

Dimanche 9 janvier

La mer un peu agitée secoue un peu le paquebot mais rien de catastrophique. Réveil un peu matinal avec un film avec Bette Midler.  Le matin, après une leçon de lecture de Mathilde, nous partons toutes les deux assister à une démonstration de décoration en pâtisserie. Deux chefs pâtissiers s’amusent habilement à transformer des douceurs en joyaux avec force pate d’amande, crème et chocolat fondu. Le résultat est ravissant et spectaculaire. Ces prouesses techniques seront difficiles à refaire parfaitement à la maison, mais on essaiera pour le prochain gâteau d’anniversaire !

A 14h00, Mathilde insiste pour faire un tour à l’aire de jeux. Une salle aux décors multicolores, aux étagères débordants de livres, jouets, de jeux et un alignement d’ordinateurs avec des jeux vidéos. Mathilde s’essaye à un jeu vidéo de Ratatouille puis abandonne pour aller jouer avec deux poupées et des boites pleines d’habits. Cet après midi, Mathilde est la seule enfant dans l’aire de jeux sous la surveillance de Tracey de Newcastle. Mathilde parlera ou devra comprendre l’anglais de Tracey. L’accès à l’aire de jeu est surveillé. Sonnette pour entrer et sortir, porte avec digicode. Instructions d’accès, d’enregistrement et aussi en cas d’alerte. Soit on la récupère à l’aire de jeux deck 10, sinon deuxième chance au deck 3, sinon sur les chaloupes de secours. Mais ça n’est jamais arrivé, dixit Tracey. Nous avons un bip pour nous signaler que quelque chose ne va pas. Ainsi soit nous appelons, soit nous nous rendons là-bas. Le soir, nous clôturons la journée au restaurant au Britannia pour un diner aux influences indiennes.

 

Lundi 10 janvier

Traversée du Golde du St Laurent

Les jours passent et se ressemblent sur le bateau.  Le matin, montée au Deck 9 pour un bon petit déjeuner. Puis descente au Deck 1 pour allée à notre cabine 1028 et commencent les travaux de Mathilde avec la lecture d’une nouvelle histoire de princesse. Puis remontée au Deck 9 pour un excellent déjeuner et redescente au Deck 1. Appel à la PlayZone et Mathilde peut s’y rendre à trois heures. Cette fois ci , elle va jouer dans l’espace réservé aux 7-14 ans où trônent 25 ordinateurs alignés avec des sièges à baquets pour mieux se sentir en compétition de sport mécanique… Elle rejoint le garçon australien avec ses sœurs jumelles de 10 ans et sous la direction de Tracey et Stéphanie attaque  à coller des biscuits au Ginger pour former une maison et la décorer de sucre glace et de bonbons multicolores. Cela jusqu’à 15 h00. Ainsi Riri et moi avons une heure de vacances devant nous… Puis on va la chercher Deck 10, on descend Deck 9 pour un café et descente au Deck 3 pour l’atelier de ballons. Richard se lance aussi dans cet art de modeling et réussit avec ses petites mains habiles à faire de jolies fleurs et un tigre. Moi je n’arrête pas de faire exploser les ballons…

Puis redescente à la cabine, remontée au Deck 10 pour un thé accompagné de scones et redescente à la cabine. Toute la journée c’est la danse des ascenseurs et on ne rate pas la petite halte au Lido pour se gratifier d’une boisson chaude ou d’un en-cas et de kilos supplémentaires autour de la ceinture certainement ! Puis shopping au Deck 3 pour les cartouches de cigarettes en duty free de Riri (3 dollars le paquet, soit 2,30 euros le paquet) et une bouteille de Johnny Walker Red label à 15 dollars). Redescente à la cabine pour se changer et aller diner à 20h45 au Britannia où nous dégustons entre autre un médaillon de bœuf succulent et finir moins en panache avec quelques morceaux de fromage avec des crackers pour finir mon verre de vin d’Afrique du Sud…

 

Mardi 11 janvier

Aujourd’hui, nous allons longer le Nouvelle Ecosse et passer au large d’Halifax.

Lever matinal aujourd’hui 6h30 mais comme il faut à nouveau avancer les montres, me voilà donc réveillée à 5h30… Mathilde se réveille pas longtemps après et nous visionnons un film en français dont j’ignore le nom et préfère rester dans l’ignorance tellement il nous a peu enthousiasmé mais a quand même réussi à faire pleurer Mathilde parce qu’il était triste même si elle n’a pas compris le film… Moi non plus d’ailleurs. Finalement on comprend mieux les films en anglais !

A 11h00, nous nous sommes rendus au Grand Théâtre où deux chefs de cuisine dont un français, entreprennent une démonstration de leur talent avec trois recettes dont un croustillant de canard avec salade de mesclun et un cheesecake au chocolat et aux noisettes. Ils étaient également visionnés sur un grand écran cependant manquaient des gros plans pour bien saisir les subtilités de la démonstration.

Nous nous sommes rendus à la réception pour l’intendance et le paiement des gratuities (pourboires obligatoires). L’après midi Mathilde est retournée dans la PlayZone et nous en avons profité pour siroter  un expresso à l’avant du bateau servi par un indien de New Dehli. Dès qu’il voit que nous sommes français, il demande « de Bordeaux ? ». J’aurai du lui répondre « Non, Côte de Provence. »

On a tenté de s’installer hors de la chambre pour faire les devoirs car notre teint du matin devient blanc-vert. L’air conditionné n’a pas les mêmes vertus que l’air iodé mais malheureusement nous respirons plus du premier que du dernier… Pire l’air un peu lourd du fumoir que Richard a découvert pour fumer à l’abri du vent et de la pluie. Là se retrouvent les inconditionnels de la cigarette et du cigare dans une pièce au décor boisé avec cave à cigare tempérée et avec vue sur l’océan mais fenêtre close et ventilateur brassant la fumée vigoureusement.

 

Mercredi 12 janvier

 Rien à dire, routine...

Jeudi 13 janvier

Arrivée à New York ce matin. Nous sommes passés devant la Statue de la Liberté vers 4h30. Nous étions tous les trois sur le Pont pour ne pas rater l’évènement ! On est resté ensuite au chaud à l’intérieur. Les petits déjeuners pouvaient s’échelonner de 5 h à 9h du matin. Ensuite impossible de se rendormir. Nous devons quitter la cabine vers 8h30 et nous installer au Pub du Lion au Deck 2 et attendre qu’on appelle les stickers « aqua », autrement dit « vert » vers 10h00.

Les formalités douanières ont été très rapides, aucune fouille. Un charmant douanier nous a pris les empreintes digitales de 4 doigts et une photo des yeux. Un tampon sur le passeport et bye bye !

Nous découvrons le temps dehors : il reste un peu de neige mais il fait soleil. Le taxi indien fort sympathique nous dépose ensuite chez notre hôte. A l’entrée du 40east 78 street, deux portiers pour nous accueillir et nous guider jusqu’à Barbara qui s’avère une femme d’une soixantaine d’année très serviable, gentille et discrète. Nous avons une grande chambre avec sdb, une mini kitchenette et accès à la cuisine et au salon de Barbara ainsi qu’à sa terrasse enneigée pour que Riri puisse fumer sa cigarette.

Nous décidons ensuite de nous « oxygéner »… enfin surtout de nous dérouiller et parcourons à pieds une bonne partie de Manhattan jusqu’au Rockfeller center où se tient une patinoire à glace et où de nombreux newyorkais viennent patiner, les oreillettes en fourrure vissées sur la tête.

Puis nous faisons notre petit tour chez Macy et Richard s’achète des chaussures puisque celles qu’il avait prises iront directement dans le container à ordure. Idem pour les bottes de Thithi. Elle trouver des bottes à 25$ qui outre le fait d’être confortables, clignotent par endroits quand elle marche. Exit également ses vieilles bottes de mousquetaire.

Le soir, on rentre fourbus. Il faut ressortir pour s’acheter à grignoter et ne trouvons qu’un Butterfield market, très chic, même pas bio mais où nos trois achats auraient à eux seuls pu nous payer un petit restaurant. Mais nous sommes ravis de rentrer nous reposer de notre longue journée et se mettre au chaud dans notre lit de deux mètres de large.

Samedi 15 janvier 

Tout la petite famille est déjà réveillée à 6h00 et d’attaque pour aller visiter le musée Guggenheim, qui se trouve à quelques blocks de notre Penthouse. (appartement avec terrasse). Nous patientons dans la boutique au chaud et passons en revue tsou les livres ou gadgets vendus hors de prix. Quelques livres sont bradés à moins de $100, ils sont en langue chinoise ou russe. Bel effort commercial… L’architecture du musée Frank Lloyd Wright a créé un espace tout en rondeur, spirale, pour mettre en valeur des chefs d’œuvre de la peinture moderne mais pas de chance, plus de la moitié du musée était en travaux et nous avons eu accès qu’à deux ailes du musée. Dont l’une concernant les peintures de Kadinsky et l’autre sur les peintres européens.

Donc nous voilà partis quelques blocks plus loin au MET, Metropolitan Museum of Art où, là, contrairement au Guggenheim nous n’avons pas eu assez de temps pour tout visiter. Mais nous avons déambulé au rez-de-chaussée à travers les civilisations gréco-romaine puis égyptienne ; ensuite à l’étage, se trouvent les peintres européens et américains. Il est assez difficile d’imaginer combien est immense cette concentration de chefs-d’œuvre, passant de l’auto-portrait de Van gogh,  au bronze de la Petite danseuse de 14 ans de Degas en passant par des sculptures contemporaines telle Becca de David Smith ou un dripping (dégouliné) de Jackson Pollock. Bref un régal des yeux. Un temple nubien (Rive ouest du Nil) de l’époque romaine qui a été  pierre par pierre dans le musée, entouré d’une pièce d’eau où nous avons jeté chacun une pièce de monnaie en faisant un vœu.

 Le soir, visite de la Sub-Cellar pour faire une machine à laver de linge. Dans une salle, s’aligne une dizaine de machines version 10 kg et de l’autre coûté, une dizaine de machine à sécher le linge, sur deux niveaux. Quelques coins (des quarters, 25 cents). Chaque fois que nous sommes descendues, un portier était dans l’ascenceur,  attendait que nous ayons fini et nous raccompagnait au Penthouse, level 1.

Deux des portiers étaient d’origine albanaise et l’un d’eux avait gagné il y 9 ans sa green card. Il a vendu son magasin en Albanie et a gardé deux pieds-à-terre pour ses vieux jours et a appris l’anglais sur le tas. Au sous-sol, il y avait également une salle de sport pour les habitants de l’immeuble mais qui ne semblait pas être souvent fréquentée…

 Dimanche 16 janvier 

Le matin, après un petit déjeuner aux céréales et aux délicieuses brioches à la farine de pomme de terre (et oui, nos achats impulsifs nous ont poussé à goûter à ces buns qui sont entre le sucré et le salé mais pour notre goût français s’approche bien d’une douceur. Il ne manque que le Nutella… Nous sortons pour aller chercher la voiture de location et déambulons devant des boutiques en solde. Mais fermées puisque nous sommes dimanche. Quelques magasins sont ouverts malgré tout. Nous en profitons pour acheter un chargeur de batterie pour l’appareil photo Canon, qui était déjà bien capricieux avant de partir et qui nous lâché aujourd’hui. Le vendeur, soi­-disant italien  malgré son accent un peu « coucous » nous parle dans un français parfait et nous vend son appareil 49€, même si le prix affiché est 89€. Pour ce chargeur en plastique léger, c’est un peu « overpriced »… Nous nous dirigeons vers le garage Alama, le même style que celui de NYC l’autre année. Même architecture, même politesse, même accueil … de porte de prison ! Au même titre que passer par BSP auto par internet nous permet de parvenir à louer une voiture à des coûts moins chers que si nous passions directement par des loueurs nationaux. Le revers de la médaille c’est que nous contractons avec Alamo et une fois de plus, l’employée est vraiment désagréable, ne souhaitant que de nous « fourguer » une voiture  de catégorie supérieure, plus sûre, avec moins de kilomètres, ou une assurance que nous avons déjà contractée a priori avec BSPAuto… On ressort agacés pensant qu’on allait nous amener une casserole. Au final la voiture qu’on nous amène s’avère être en adéquation avec nos besoins : une Buick Lucerne noire, intérieur cuir gris clair, sièges chauffants, volant chauffant et d’autres accessoires qui donneront de toute évidence un excellent confort pendant notre voyage. Finalement, seulement 1881 kms au compteur… Ensuite nous rentrons et nous garons royalement au 40east78th street. Les portiers nous signalent quand même que nous nous sommes garés devant une borne incendie et courrons le risque d’une amende à 150 $. Donc Riri rerentre dans la voiture et met si longtemps à trouver une place que Mathilde commence à s’inquiéter et à pleurer. Ensuite on déjeune à côté dans un Deli où pour 70 $ on mange à encore pire que dans un macdonald. Richard et Mathilde demandent deux plats différents ; néanmoins, à l’arrivée dans les assiettes des steaks mais invariablement  hachés et dans des buns ronds briochés. Ma truite aux amandes avait peu de goût et était sèche. Pas très encourageant pour une découverte de saveurs dans le pays de la grande Pomme.

 

Lundi 17 janvier

Départ à 10h00 de NYC avec la Buick. Le navigator nous fait faire le tour de Manhattan, puis nous sortons par la turnpike de NewJersey. Le décor d’immeubles de bureau, de résidence laisse place à un décor de fumée crachant de la fumée blanche (de la vapeur, espérons). Et nous entamons la descente en égrénant les degrés C° que nous gagnons au fur et à mesure. Nous sommes sur la bonne voie. Une erreur d’aiguillage nous oblige à repasser par le centre ville de Baltimore. Une des villes les plus sales et les moins accueillantes. Nous en profitons pour acheter un Jim Beams pour s’offrir un petit apéritif dans la chambre. Nous sortons de l’autoroute à péage et stoppons pour se ravitailler dans un « Lion » et trouvons un Super8 à 55$ pour dormir. Nous y buvons l’apéritif et Riri reprend sa tâche de trouver des glaçons et du soda frais dans les vending.

  

Mardi 18 janvier

Départ de Richmond pour continuer notre recherche de soleil, puisque ce matin, dehors tout était mouillé par la pluie et des morceaux de glace tombaient de la poignée de la portière de la voiture. Signe évident d’une fraîcheur hivernale… Nous sortons d’un quartier très anglais et attaquons l’Interstate 95. On passe devant le siège de Philip Morris USA, puis une ville qui s’appelle Chesterfield. Je ne m’attends pas à voir une ville qui s’appelle Camel, mais presque.

Changement de cap avec l’Interstate 85. Le temps est toujours aussi humide. Longue sera la route pour s’arrêter le soir près d’Atlanta avec une pause de 10mn à Charlotte… Le soir on fait des courses dans un wall-mart et mangeons du bon saucisson et du brie bien de chez nous et des petits yaourts free of fat évidemment. Nous dormons dans un motel 6 cerné par des Waffle house, des DayInns, où le chauffage était à fond, l’eau brûlante. Signe prometteur que nous allons vers le chaud…

 

Mercredi 19 janvier

 

Départ pour Pensacola, mais quelques 600 kms encore avant d’arriver. Nous roulons sur une longue et interminable interstate. On passe de la Géorgie à l’Alabama (sweet home) sans sourciller, sans même saisir la nuance du changement. Aucune différence de végétation, de température, rien. L’autouroute change t-elle à peine de numéro de 85 en 65… Le moment fort de la journée sera le franchissement de la frontière virtuelle de la Floride. Passée la frontière, le soleil n’apparaît il pas ? le thermomètre ne grimpe t’il pas vertigineusement de 45 à 65°F ? ne doit-on pas chercher ses lunettes de soleil pour enfin pouvoir boire en terrasse un double expresso dans un starbucks coffee. Nous cherchons un hôtel de la chaîne de la veille qui ne nous ruine pas (près de 50$). Petit apéritif en écoutant les vidéos de Billy Idol – flesh for fantasy version 1983 et version 2009. Toujours aussi bon. Le soir, pour éviter de manger des steaks hachés, nous choisissons un asiatique. Quand nous pénétrons dans le restau, on s’aperçoit que la formule est un buffet à volonté. Toutefois, on apprécie la nourriture très bonne et et la serveuse sympa.

 

Jeudi 20 janvier

Visite de Pensacola Beach FL. Nous empruntons deux immenses ponts pour parvenir à Gulf Island National Seashore, un bras de terre, relié au continent par deux ponts ; on pourrait appeler cela une presqu’île. On longe une route qui est bordée par endroits de maisons à l’architecture surprenante. Souvent sur pilotis, parfois en forme de soucoupe volante, aux couleurs vert lagon ou bleu ou grise… Sinon la route est entourée à babord et à tribord de sable blanc recouvert par endroit d’une végétation de vivaces quasi sèches.  Un paysage un peu lunaire. A Pensacola beach, en revanche, le sable immaculé est strié par les traces de roues d’engins à moteur, type foreuse. En effet, tous les 200 mètres, les engins perforent avec leur immense tire-bouchon le sable pour faire des sondages, suite à la marée noire de BP l’été 2010. Tous les restaurants bar sont fermés mais rappelons nous que nous sommes en janvier et que cela semble normal. Des dépliants ça et là rappellent à la population et aux touristes que consommer des fruits de mer n’est plus risqué et qu’il n’y a plus de traces de l’accident prétrolier dans ce que nous mangeons. Beaucoup de scepticisme en ce qui me concerne.

Nous faisons les courses à Walmart et acquérons un nécessaire d’apéritif dinatoire avec couteau, tire-bouchon (pour rien puisque la seule bouteille de vin –horrible- que nous ayons achetée n’a pas de bouchon en liège mais un bouchon comme une bouteille de san  pellegrino…)  et un ouvre boite pour les olives car aucune marque n’ont pas l’opercule pour ouvrir avec le doigt . Néanmoins ces gourmandises au brie et au saucisson ravissent notre estomac .

Le soir arrêt dans un motel Super 8 de bon niveau avec fer et planche à repasser et laundry ce qui me permet de faire la lessive et le dryer dans la soirée.

 

Vendredi 21 janvier

Réveil Tardif pour Thithi à 8h30, petit déjeuner bref dans l’espace petit déj de l’hôtel, sans saveur, sans odeur. On monte dans la voiture à nouveau avec la veste. La température est bien descendue et nous prenons la direction de la Louisiane. Nous nous arrêtons au visitor center et là nous avons un accueil comme nous n’en avons jamais eu dans aucun visitor center. Tu demandes une carte tu repars avec un sac de documentations, deux colliers de perles bleues, le pin’s doré de la Louisiane. Par rapport à la tonne de documents papier distribué, si tu fais allusion au gaspillage de papier et à la destruction des forêts, on répond « ici il y en a plein, des arbres ». Bon.

En Louisiane, les francophones sont peu nombreux (4,7% des Louisianais) mais nous sommes tombés sur Lucien qui a vécu trois ans à Antibes et nous voilà partis en  bavardage. Il nous donne des indications sur New-Orléans et nous propose un itinéraire pour voir la région. Ainsi nous nous garons devant la statue de Jeanne d’Arc, dorée et brillantissime. Surplombant Jackson Square,  la cathédrale-basilique de Saint-Louis roi de France est la plus ancienne cathédrale catholique en utilisation continue aux États-Unis. Puis arrêt à The Corner, un restau bien typique et où Riri a mangé pour la première fois de l’alligator (un peu filandreux, un peu rouge, un peu spécial quand même), Guigui, un classique de la cuisine créole, un plat unique et bien garni qu'on sert avec du pain français, le Jambalaya. Tout extrêmement pimenté. D’ailleurs l’usine de Tabasco se trouve à quelques kilomètres d’ici.

La cuisine louisianaise prend ses racines dans la cuisine créole  mais cette dernière estplus riche et plus raffinée alors que la cuisine cajun est plus rudimentaire et plus épicée mais les racines sont les mêmes". Thithi  a préféré assuré avec un chili pas trop pimenté lui. Promenade à pied puis promenade en voiture dans le Garden District. Dans la rue le blues s’entend mais émane plus des magasins de souvenirs que des pubs et le marché du French District est plus un marché à touristes qu’un véritable marché. Le tramway sillonne les rues touristiques dans le centre mais s’arrête à la banlieue. Le bord de mer avec ses plages de sable immaculée sont belles comme les maisons qui le bordent. Mais encore quelques vestiges de fondations collées au sol rappellent le souvenir de Katrrina en 2005….

Dans l’après midi nous nous aventurons dans une route évitant les interstates et nous retrouvons dans la campagne, sans les chaînes d’hotel habituelles et nous nous réussissons à trouver de nuit un Hotel Best Western à Morgan LA, toujours avec le fer à repasser qui me tend le bras. Mais cette fois-ci, je l’ignore complètement et nous préparons un apéritif dinatoire de légumes frais (carottes, tomates, chou, olives vertes, radis avec pepsi et bourbon pour les grands.

Le soir, petit film avec Sandra Bullock quasi omni-présente sur les écrans  et S. Stallone…

 

Samedi  22 janvier 2010

 

En route pour le pays de JR, Billy the kid et des rodéos. Le Texas. Le début du far-west. On quitte le Best western de Morgan City sur la route de LaFayette vers 11h00 du matin après un copieux petit déjeuner chaud. Les autres personnes qui prenaient l’apéritif avaient un poids moyen d’au moins 180 kg, le déplacement difficile, mais la mâchoire gaillarde pour mastiquer les saucisses,  les œufs brouillés, l’omelette de pomme de terre sur une montagne de oatmeal chaud. Et un petit beggel pour pousser… Wow ! Nous étions les derniers arrivés et les premiers partis dans la salle.

Vers 16h00 nous franchissons la frontière du Texas marqué par le traditionnel passage au Visitor Center qui nous submerge de documentations papier pour vanter leur Etat.

On part pour Houston, et  le soleil en pleine figure on aperçoit une jolie skyline. A Houston, également le plus gros centre commercial du pays, si ce n’est du monde…

 

Lundi 24 janvier 

Ahhhh enfin un temps idéal à 60°F avec un soleil réconfortant. Et une ville à taille presque humaine : San Antonio. Elle est sillonnée par une rivière dont les rives ont été aménagées et  où les gens peuvent se promener à pied au dessous du niveau de la rue, mais entourée d’une végétation luxuriante et tropicale. De là, les immeubles ou les sculptures comme celle du sculpteur mexicain F. représentant l’amitié entre le Mexique et les Etats Unis ou la tour des Amériques. Nous déjeunons dans une pizzeria où l’accueil était très chaleureux et où même le serveur nous a remerciés de venir visiter le Texas.

L’après midi nous visitons le Fort Alamo ou plutôt ce qu’il en reste au beau milieu de la ville. Quand on rentre dans la forteresse, les hauts murs et les pierres résonnent des combats des héros tel que Davy Crockett parmi les 1500 combattants, qui périrent tous malgré leur héroïsme.

Nous avions garé la voiture dans un parking en centre ville sans nous préoccuper de son emplacement exact. Ce qui  nous a valu de refaire un bon petit tour à pied pour atteindre la case « départ ». Nous regagnons l’hôtel pour nous préparer à aller chez Gayle et Paul, à qui nous avons téléphoné et qui nous attendent pour diner vers 5 :00pm.

 

Mardi 25 janvier

Une journée de route depuis San Antonio (Texas) jusqu’à Carlsbad où nous projetons d’aller visiter les plus grandes cavernes du monde !!

Compte tenu que le Texas est le deuxième état le plus grand des USA (après l'Alaska), la route s’étale sur de très nombreux kilomètres. Creusée à travers la roche pour être quasiment rectiligne et plate, elle traverse des étendues désertiques de yucca, cactus –figue de barbarie- et autres arbustes secs.

Une halte déjeuner dans un restaurant où Riri et Mathilde se régalent d’un KC Sirloin et moi je ronge quelques Buffalo wings, ailes de poulet à tremper dans une horrible sauce rouge sang et au goût de vinaigre… Je ne demanderai pas la recette.

Nous continuons notre route dans un décor de cactus, arbustes secs ponctués de nombreux puits de pétrole, les uns arrêtés et les autres montant et baissant sans relâche leur bec vers le sol. Et ce jusqu’à Carlsbad, ville au milieu de nulle part. Température chaude la journée et froide la nuit. Aux fenêtres, sont installées en permanence des moustiquiaires, non pas pour les moustiques mais pour faire office de rideaux car l’été le soleil est de plomb.

Petite halte dans un Walmart pour acheter notre camescope Sony à 239$ parce que la vidéo de l'appareil photo n'est pas extraordinaire.

 

Mercredi 26 janvier 

Réconfortées par un petit déjeuner aux gaufres au sucre, nous partons vers le parc national des grottes de Carlsbad qui comprend 83 grottes séparées dont les plus célèbres sont celles Carlsbad.  dont l’entrée se situe à environ 2000 m d’altitude. Inscrites au Patirmoine Mondial, elles représentent les grottes les plus profondes du pays (486,8 mètres). Elles ont été découvertes que depuis le ébut du siècle dernier et ont attiré l'attention des autochtones à cause du nombre impressionnant de chauve-souris qui y ont élu domicile. Ils venaient se servir du fumier des bestioles avant de découvrir l'existence de ces grottes. Y arriver en voiture reste spectaculaire, sortir de la voiture relève de l’exploit. Un vent violent nous dessèche la gorge et nous rentrons dans les bâtiments et prenons notre ticket d’entrée à 6$ qui nous permet d’accéder à l’amphithéâtre des chauves-souris  et de descendre à travers un corridor parfaitement balisé par un sentier goudronné et des lumières tamisées. Il faut compter et noir. Mathilde craignait un peu au début d’entamer  une heure de descente dans ce décor extraordinaire et silencieux mais c’était surtout par peur de rencontrer des chauves-souris. Sinon, elle a parfaitement tenu le coup et a atteint sans encombre une petite cavité où un coin snack et des "restroom" ont été aménagés. On s’octroie donc une pause sandwich à mi-chemin à 240 m de profondeur pour ensuite repartir de plus belle visiter la « Big Room ». Certains endroits ont été baptisés « queue de lion », "boche de requin", « terre de popcorn » ou « théâtre de poupées ». Pour sortir, nous empruntons un ascenseur qui en une minute nous remonte à la surface.
Nous prenons de l’essence dans une station déserte. Il faut que la vendeuse du magasin d'à côté appelle le caissier de la station-service pour se faire servir et faire fonctionner la CB. D’après le tom-tom, pas de station service avant 200 kms, alors vaut mieux prendre ses précautions…

 

Jeudi 27 janvier

En route direction San Diego en Californie, donc encore quelques 1500 km à rouler. Nous quittons le Nouveau Mexique pour entamer la traversée de l’Arizona, la bien-nommée. Zone Aride, c’est un euphémisme…  La traversée du Désert, avec beaucoup de yuccas et cactus et quelques saguaros encore rares (les cactus à deux bras, symbole de l’Arizona). Parfois un paysage extraordinaire quasi-lunaire composé de roches rouges et lisses vient casser la monotonie des plates étendues. Ces roches restent quand même les repères de scorpions et serpents, nous restons donc prudents dans l’approche.

Nous décidons de faire un détour à Tombstone, Pierre tombale en anglais. Typique ville du Far-west, digne d’un western, les décors sont restés les mêmes, une reconstitution du règlement de compte à OK Corral couronne le spectacle des cow-boys et diligence. Magasins de souvenirs pour les amoureux du far-west. Dont de vrais chapeaux Stetson à 90$ en vraie peau de bison… wow…  Ici, au Texas ou en Arizona, ce couvre-chef est génial. En France, à part les aficionados de country-music, personne sain de corps et d’esprit ne se promène dans la rue ainsi accoutré… 

Nous repartons légèrement déçus  par le côté factice de cette petite ville –même si les saloons et autres boutiques sont d’époque-, mais ravis de notre rencontre équine avec un cheval aux yeux bleus, que la propriétaire ne monte même pas (son mari et son fils s’en chargent). Elle vient de Philadelphie et deux minutes de bavardage nous permettent de comprendre qu’elle préfère sa vie à Philadelphie que dans cette bourgade de l’Arizona… Pas surpris…

Nous continuons notre route et Mathilde prend plaisir à nous lire presque toute l’histoire de son livre d’école sur « Princesse » et « Marie-Fistule ».

Le soir nous trouvons un hôtel. Les prix des hôtels –à prestations égales - commencent à monter au fur et à mesure que nous nous approchons de la Californie.

 

Vendredi 28 janvier 2011

Après une nuit rythmée par le ronron du réfrigérateur, réveil vers très tôt le matin. Rapide petit déjeuner pour reprendre la route. Finalement, on change d’itinéraire et programmons le Grand Canyon puisque nous sommes en Arizona plutôt qu’aller en Californie directement. On quitte donc Tucson rapidement mais notre échappée est ralentie par l’appel d’un outlet factory. Nous allons donc dans la boutique Levi’s et Riri s’achète deux 501 à 29$ et moi un également à 19$. Puis un petit tour chez Reebok où rien ne nous tente. Et un autre tour chez Gap où nous achetons quelques affaires pour Mathilde, un autre pantalon pour Riri. On s’échappe à nouveau pour reprendre l’interstate 10W.

Nous voilà rendus à Sedona National Park. Aujourd’hui, nous avons pratiqué l’art de passer presque sans transition en quelques minutes, au détour d’une montagne, d’un désert de cactus- sagueros aux températures idylliques (20°) et sec à la forêt de pins enneigée et ses chalets en bois bien froide (1°C)

Même si nous sommes en hiver, les touristes sont nombreux. Il faut imaginer la fréquentation touristique au printemps et en été… FULL.

Ce soir, petit motel très sympa à un prix abordable, avec piscine intérieure et chauffée. Un staff très sympathique. Le contraire absolu de l’hôtel de la veille qui appartient à la même chaîne et dans une ville sans odeur ni saveur.  Le soir nous mangeons dans un restaurant chinois où le buffet est à volonté. Nous ne nous servirons qu’une fois et un quart d’heure après nous étions rentrés. On prend le rythme américain : engloutissement du repas en un temps record. La différence, c’est qu’un américain serait allé se resservir au moins deux fois… dans la même période...

 

Samedi 29 janvier 2011

En route pour le Grand Canyon. Après un solide petit déjeuner à la gaufre, nous revoilà partis en voiture pour découvrir ce site mythique. Nous avons du mal à sortir de Flagstaff mais une fois franchie le seuil de la ville, le paysage de pins, de chalets et de neige reprend sous un soleil bienveillant. Température à 40°F, près du zéro mais beaucoup de gens en Tshirt.

Passage obligée à la Patrol zone où les rangers nous demandent la dîme. Nous avons choisi le pass annuel à 80$ plutôt que le coût à l’unité des visites des National Parks (pour info Grand canyon = 25$ la voiture).

L’arrivée est entièrement balisée, ainsi que les chemins (trails) pour arriver aux points d’observation les meilleurs. Les points de vue que nous avons sont côté sud (south rim), comme 90 % des touristes le voient. Certains le font du côté nord (les 10% qui restent) mais vous franchir les 16 km à vol d’oiseau qui séparent les deux côtés du Canyon, il faut à peu près faire 350 miles, soit 5 heures de route. Nous resterons donc côté Sud. Le paysage est grandiose, la végétation surprenante au sommet de ce canyon aride et la faune de cervidés se laisse découvrir en un éclair au hasard de notre route. Le Colorado nous paraît minuscule, il se repère plus qu’il ne se voit, à renfort de panneau et de jumelles d’orientation. Jumelles qui ne sont que des tubes de métal mais dirigés exactement à l’endroit dont ils parlent sur la table d’explication.

Fin de journée, on en a eu plein les yeux, Mathilde est fatiguée de voir des montagnes rouges partout. On rentre dans la voiture et tapons sur le clavier du GPS le nom de notre prochaine étape : Las Vegas.

 

Dimanche 30 et lundi 31 janvier

 

Après une traversée désertique, nous arrivons à la frontière du Nevada où déjà se dresse un hôtel Casino pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs et les mettre au parfum. Quelques miles plus loin, se dressent quelques buildings qui s’avèreront être les hôtels casino situés sur Las Vegas Blvd le long du Strip. Un premier tour en voiture nous donne la diversité des 6 km d’hôtel et une grande promenade à pied le lendemain nous offre la vision de l’étendue de la folie américaine, de son excentricité et de sa démesure. Les  hôtels au thème différent se succèdent sans transition et la pyramide en verre du Luxor avec son obélisque et son sphinx côtoie l’hôtel New York City avec sa reproduction de la statue de la liberté et son pont de Brooklyn. Chaque hôtel rivalise d’imagination pour rendre leur lieu unique. Celui qui aurait demandé le plus de dollars pour sa construction serait le Venetian, réplique de Venise avec à l’extérieur son Lion de la place St Marc et ses plans d’eau et à l’intérieur ses canaux, ses gondoles et ses façades. Il emploie 10 000 personnes à lui tout seul, gondoliers de pacotille inclus. Dans tous les hôtels, les boutiques et restaurants en tout genre encadrent les machines à sous et les tables de poker et roulettes dans une odeur de tabac -car il est autorisé dans les salles de jeu-. Les gens peuvent passer d’un hôtel à l’autre ou d’un côté du boulevard à l’autre en utilisant des passerelles semi-ouvertes.

Chaque hôtel joue dans la démesure pour la décoration et la technique (escalier roulant en spirale, colonnade et statue gigantesques, cheval en mosaïque de miroir. Beaucoup de factices mais parfois l’emploi de matériau coûteux, tel le marbre au Venitian. L’hôtel de Paris nous offre une réplique de la Tour Effel dont les pieds métalliques sont visibles à l’intérieur de la salle de jeux. Non loin, les magasins se succèdent tels la boutique MM’s, le hard rock café, etc. Bref, une promenade loin d’être « de santé », plutôt riche en couleurs, en bruits et musique. D’un genre très éloigné de notre visite des cavernes de Carlsbad dans un silence quasi­-religieux ou l’immensité du Grand Canyon. Quelques miles, quelques montagnes peuvent nous transporter dans des mondes si différents… Voilà ce qui fait aussi le charme des Etats Unis…

Mais pour nous Las Vegas est la seconde étape où nous restons plus d’une nuit, après New York où nous sommes restés 4 nuits. Mais c’était simplement à la faveur d’une réservation via internet-Expedia qui nous offre pour 50 euros seulement deux nuits dans un superbe hôtel avec des chambres d’un très bon niveau. La première nuit nous a permis de nous reposer pour marcher cinq heures le lendemain et la deuxième nuit pour nous remettre de la promenade…

En route pour Bryce Canyon…

Mercredi 2 février 2011

Départ matinal pour Death Valley. Journée  découverte des différents paysages qui s’enchaînent au fil des kilomètres tels que des déserts d’arbres de Josué, des chaînes de dunes arides, des montagnes  aux arêtes vives, une plaine blanche de sulfate, un lac, des dunes de sables et au loin, des monts enneigés (iona mountains). L’enchaînement de tous ces paysages est surprenant et assez irréel. Des dunes de sable au pied d’une montagne… nous sommes situés à l’endroit le plus bas des Etats-Unis, 80 feet au dessous du niveau de la mer. La vallée jadis était exploitée pour sa richesse en boxate, qui donne les couleurs jaunes au paysage et sert à l’industrie aéronautique, à la recherche spatiale, à la fabrication de vernis etc.

Les points de vue, tel que le Zabriskie Point donnent sur des paysages magnifiques et sont balisés pour que le promeneur ne rate rien du spectacle. Les visitors center sont tenus par des rangers qui vérifient si nous nous sommes acquittés de nos fees et contrôlent le pass et signatures. Ils nous prodiguent également des renseignements sur la route et la météo et des cartes. Et en profitent également pour vendre quelques livres sur la Vallée de la Mort.

Les routes sont parfois sinueuses mais toujours bien entretenues dans les parcs nationaux. Celles de ce parc font des bumps,  c’est­-à-dire des dos d’âne, qui selon la vitesse à laquelle on les négocie, donne une impression de manège super 8… Chaque vallée offre un paysage différent mais chaque route ne va pas forcément par le trajet le plus court. Une fois la visite du parc terminé, nous revoilà partis pour 4 heures de route par les Reds Canyons pour redescendre au sud du parc pour le remonter et rejoindre le deuxième, celui des séquois géants. Ce sera l’étape de demain.

Soirée direction Baskerfield, à Tahopahi, dans un hôtel La Quinta, d’un bon niveau, si ce n’est le fait que nous ayons du changer de chambre car la connexion internet ne passait pas dans la première.

Jeudi 3 février

Petit déjeuner vers 8h30 pour préparer notre départ vers le parc naturel des Séquoias. Le paysage en route est assez varié : on longe des hectares de plaines de vignes sans feuilles, des hectares d’arbres fruitiers dont des agrumes en tout genre clémentines, citrons. C’est la récolte et les camions s’engouffrent entre les lignées d’arbres pour ramasser des cageots énormes de fruits. Puis on passe à un paysage plus montagneux et verdoyant où broutent des vaches. Et la route droite devient sinueuse vers Three Rivers, et longe une rivière, même trois… Nous atteignons le Gate pour l’entrée dans le parc naturel où la Ranger nous annonce une mauvaise nouvelle : la route est interrompue au bout de 6 miles à cause de la neige et l’accès n’y est possible que si la voiture est équipée de chaîne... Nous nous engouffrons néanmoins pour faire les  premiers miles qui nous amènent dans des lieux protégés où nous découvrons un cerf en train de brouter. Nous parvenons à l’approcher de près… Plus tard nous nous arrêtons dans une aire de camping vide mais aménagée avec, à chaque emplacement, une table et des bancs en bois, un barbecue et énorme boîte en fer. Celle-ci permet aux campeurs de stocker leur vivre à l’abri de l’appétit des ours avec un système d’ouverture et fermeture trop compliqué pour une patte d’ours. Nous avons de la chance puisqu’en hiver les ours sont supposés hiberner. Nous piqueniquons donc, dans un endroit très calme où seulement deux caravanes tractées par des pick-ups nous rejoindront plus tard. Ensuite nous arrivons au point où nous devons faire demi-tour car la route nécessite les chaînes ; c’est difficile à croire compte tenu de la température, du soleil et du fait que nous ne voyant de neige nulle part. Nous rebroussons donc chemin sans avoir vu la forêt de Séquoias géants et après avoir pris conseil auprès d’une habitante parcourons trente miles pour aller chercher des chaînes. Nous devons faire deux magasins et dans le dernier, attendre plus d’une demi-heure car une panne d’électricité du quartier soudaine empêche l’employé de faire notre facture donc de nous vendre les chaînes… Une heure après nous revoilà partis pour le parc national et trouvons un hôtel, le Sierra Lodge, à l’entrée du parc. L’endroit est charmant, quintage, mais les chambres pas très isolées et l’internet ne passe pas… Changer de chambres ne résout pas le problème. Pas drôle mais plus la force de changer d’hôtel. Nous dinons dans le seul restaurant ouvert, une Pizza Factory où nous nous ravissons le palais avec une spécialité « gourmet » au pesto… 22h00 extinction des feux.

 

Vendredi 4 février

Après avoir pris le petit déjeuner à base d’exquises oranges du pays, nous voilà en route vers le parc national. Nous passons l’entrée et l’hospital point (ouvert toutes les deux heures) et rencontrons encore la famille de cervidés, et ce sans encombres. Mais quelques kilomètres plus loin, nous voilà arrêtés pour une heure à cause de travaux sur la route. Une voiture avec gyrophare nous conduira le long des routes sinueuses. Puis nous progressons dans la forêt de pins et enfin atteignons la forêt de séquoias géants. On distingue les séquoias géants par leur taille évidemment mais aussi par la couleur ocre de leur écorce. Cette dernière est douce au toucher, pleine de tanin pour repousser les petites bestioles parasites. Des véritables géants.

Les trois plus gros spécimens de la forêt ont été baptisés des noms de généraux de l’armée tel que Grant, Sherman ou Robert Lee… la neige tapisse le sol de son épais manteau blanc et nous devons conduire avec les chaînes une grosse partie du parcours.

 

Samedi 5 février

Départ matinal pour une arrivée sur San Francisco. Dès les abords, la température, très agréable, varie autour des 71°F soit 24 °C… Les mimosas sont en fleurs. Le Golden Gate orange apparaît au loin. Mais,nous empruntons l’autre pont pour arrivée dans le Centre Ville. Tout semble de bonne augure pour commencer à visiter la ville, si ce  n’était… la plus grosse bêtise que Mathilde n’ait jamais faite. Nous ignorons ce qu’il lui est passé par l’esprit, mais sans crier gare, au lieu de faire son travail d’école, elle s’est armée de son meilleur stylo et s’est mise à faire des cœurs partout sur le cuir gris clair de la Buick. Quand je dis partout c’est sur la portière, sur le siège avant, sur le siège arrière, sur l’accoudoir. Nous avons été horrifiés en constatant le désastre et encore plus dépités quand nous avons du passer l’après-midi à trouver un produit miracle « Goo Gone ». Après trois magasins, plus de trois heures après et plus de vingt kilomètres plus loin, nous avons enfin trouvé le produit miracle dans un magasin à l’enseigne Target. Mais notre quête n’a pas été récompensée et nous avons connu une grosse déception car le miracle n’a pas eu lieu. Les traces sont toujours là malgré le produit. Notre recherche de produits miracles nous a amené à travers la ville, dans le quartier japonais, dans le Chinatown où nous nous sommes octroyés notre pause déjeuner. Le Brocoli-beef  et les ailes de poulet y étaient bonnes mais l’endroit très authentique n’était pas d’une propreté irréprochable. Loin s’en faut. Tout y était écrit en chinois et accessoirement un menu en anglais, pour le cas où… D’ailleurs dans tout l’immense quartier, les écritures chinoises sont plus nombreuses que les américaines. Les photos manquent car l’épisode des sièges en cuir de la Buick nous a monopolisé l’esprit et le cœur était moins en fête pour faire des photos. Vers 20h00, nous retraversons San Francisco à travers d’énormes embouteillages en périphérie. Les rues sont vraiment en pente, certaines très abruptes ; il faut avoir confiance en ses freins. Les gens pour se garer doivent tourner les roues vers le troittoir sous peine d’amende… Les façades des maisons sont souvent colorées, de tons pastel, les rues sont très animées. Il est vrai que nous sommes samedi soir… Nous trouverons notre hôtel en plein centre ville ; apparemment, la situation géographique est parfaite. On verra demain si nous avons eu raison.

 

Dimanche 6 février

Le matin, nous reprenons la voiture pour visiter la ville et découvrir les « painted ladies », les élégantes demeures victoriennes, reflet de San Francisco avant le tremblement de terre de 1906 et son interminable incendie (3 j). Maintenant les maisons ont revêtus des couleurs pastels et les rues en ce dimanche sont moins embouteillées et Riri s’amuse en roulant à plusieurs reprises dans les rues les plus abruptes… A chaque carrefour, un stop. Et hop, ça repart pour une nouvelle descente…

Nous empruntons aujourd’hui le Golden Gate, tout orange (Chaque semaine, 2 tonnes de peinture seraient utilisées pour l’entretien du pont). Au bout du pont, a été aménagé un Vista Point et nous ne sommes pas les seuls à venir profiter de cette journée chaude et ensoleillée. Le gars de l’hôtel m’a dit que normalement le matin il fait plutôt froid et brumeux. Ah bon ?... Notre promenade sur le pont nous permet de découvrir la baie de San Francisco avec une très belle vue sur la ville, la basse et celle du Financial district avec ses buildings, dont un en forme de pyramide, et l’autre une réplique du Flat-iron de NYC. Puis au milieu de la baie, l’île où trône encore la prison d’Alcatraz qui ne sert d’ailleurs plus de prison depuis 1963… Autour, nous distinguons des lions de mer (cousins germains du phoque) qui plongent et replongent en quête de nourriture, des petites embarcations qui partent sur l’Océan Pacifique.

Nous rentrons ensuite à l’hôtel pour y garer la voiture (pas facile de se garer ici…) et trouvons dans notre quartier un pub-restaurant hyper animé, d’autant qu’ils retransmettent le SuperBowl, les  Steelers de Pittsburgh contre les Packers de Green Bay ! Je préfère manger sur la terrasse dehors (pour une fois qu’on peut le faire…) et commandons des délicieux petits hamburgers à la viande fraîches, des macaronis recouverts d’une exquise croûte de parmesan et persil, et des ailes de poulets grillées divines. La bière StellaStar a enfin du goût, ce qui n’est pas le cas de la Budweiser nationale…

Voilà un bon déjeuner à 15h30 certes, mais qui nous permet de nous lancer dans une promenade pédestre et longer le port et ses bateaux, croiser des gens normaux qui font leur balade avec la poussette. Ailleurs, dans les quartiers résidentiels, les garages sont ouverts et autour de la table, les jeunes boivent des canons, en criant, en chantant. Ils jouent même dans la rue à se lancer le ballon. Le dimanche dans ce quartier, les gens sont nombreux dans les petits pubs et créent une animation dans la rue bien sympathique qui est inexistante à NYC ou dans aucune autre grande ville que nous ayons visitée.

Lundi 7 février

Deuxième jour à San Francisco. Grasse matinée et départ vers 11h00. Nous allons vers le port et passons devant une boutique d’appareil photo. Nous y allons pour faire nettoyer notre appareil dont l’objectif est  très sale. Le vendeur tente de le nettoyer et commence à démonter deux vis. Résultat, tout l’intérieur s’effondre quand il met et ôte l’objectif de la base. Il passera bien une demi-heure à remonter le tout, en essayant d’appeler un collègue au téléphone, qui malheureusement était en congé. Finalement, il répare sa maladresse et nettoie l’appareil avec un kit. Il en profite pour nous sortir un objectif de meilleure qualité et réussit à nous le vendre pour trois cents dollars. On écourte donc la visite du port et du Financial District et partons direction le sud. Une petite halte à Target s’impose pour acheter une tondeuse pour Riri et de l’acétone pour  faire partir les écritures sur le siège en cuir de la Buick. L’acétone ne marche pas non plus. Désespoir.

Nous arrivons vers 16h00 à Carmel, une petite station balnéaire ravissante, avec des demeures magnifiques sur le bord de l’Océan. Arrivés dans le Centre ville, nous tentons de visiter l’aquarium à côté de l’ancienne sardinerie ; malheureusement, plus personne ne peut rentrer à 17h00. Nous décidons donc de marcher sur les plages de l’Océan et découvrons à sur deux cent mètres une partie de la plage envahies par de nombreux chiens de toute race et de toute taille venus s’ébattre et courir. Et assistons à un joli coucher de soleil qui me permet d’inaugurer l’objectif nouvellement acquis et réussissons des prises de vue bien meilleures qu’avant. Un vrai coucher de soleil.

Le soir, nous trouvons un hôtel un peu plus haut de gamme que la moyenne mais compte tenu de son emplacement, nous prenons la chambre aussitôt et allons dîner à pied dans un tex-mex voisin. Notre choix s’était d’abord porté sur une pizzeria mais à 20h00, ils ne prennent plus personnes, sauf à emporter. Pas très gaillards ces gens-là !

Mardi 8 février

Petit déjeuner frugal et en route pour visiter le State Park de Los Lobos. Une pointe rocheuse, des criques sur une forêt de pins, une eau vert-bleu profond pour abriter des éléphants de mer et otaries qui se baignent sous nos yeux. Un petit musée abrite quelques osseusements de baleines que nous n’aurons pas la chance de voir migrer vers l’Alaska, malgré la période propice. Nous y verrons un vieux scaphandrier et quelques vestiges d’une pêche archaïque…

Crapahuter sur ce parc est un enchantement un peu écourté à cause du vent froid et iodé qui nous transit malgré le soleil. Nous repartons direction le sud et à nouveau un arrêt dans un State Park de Big Sur où la forêt nous  offre un joli abri au Mountain Lion, qui se cache. Un panneau nous invite à faire du bruit pour éloigner les pumas. On a du faire trop de bruit, on n’en a pas vu. Et hop, on continue notre route du bord de l’Océan avec des falaises et un océan aux couleurs magnifiques. A un certain moment, Riri nous fait remarquer des rochers qui bougent. En s’approchant de plus près, force est de constater que ces rochers se révèlent être des éléphant s de mer. Les uns isolés, les autres regroupés par centaines. Les uns s’aspergeant de sable pour se protéger du soleil, les autres dormants, les autres vocalisant. Incroyable spectacle de la nature.

Puis la route continue au bord de l’Océan et nous décidons de faire notre pause hôtel à Los Acuyos, près de du Moro Rock.L’hôtel tenu par un indien a été refait depuis peu, il reste des gouttes de peinture sur le sol de la salle de bains. Comme notre déjeuner était frugal également, nous optons sur un restaurant de poisson (océan oblige) et nous nous ravissons le palais avec de la sole, du saumon et un poisson local dont j’ignore le nom, accompagné de riz et courgettes absolument délicieuses. Le meilleur de tout le voyage avec le restaurant de Louisiane et le pub-restau de San Francisco. Il faut le mentionner car c’est rare…

 

Mercredi 9 février

Départ pour Santa Barbara en longeant encore l’Océan et ses falaises puis des vallées de vignes (pour le Cabernet, Merlot, Chardonnay). On fait une mini halte dans cette station balnéaire, où on longe la rue principale, commerçante et atterrissons sur le port avec sa jetée. On s’arrête quelques instants pour que Mathilde puisse jouer avec le sable. Les plages sont immenses, propres dans l’ensemble avec des guérites pour les sauveteurs. On n’est pas loin de Malibu et des Pamela Anderson & Co. Mais personne ne se baigne malgré le temps clément car l’eau de l’Océan est bien trop froide. On ne s’y baigne qu’à partir du mois de mai ou juin.

Camarillo, charmante bourgade à la frontière de Los Angeles où les maisons sont charmantes, colorées,  basses et les jardins regorgent de palmiers, bananiers et autres plantes tropicales. Un outlet factory nous interpelle et nous faisons une halte pour acheter des chaussures. Les miennes étaient bien abîmées depuis le Texas… Riri m’arrête devant un coiffeur et je me fais couper les cheveux, avec la coupe fashion du coin. Carré plongeant, on va dire. Le résultat me convient parfaitement, compte tenu de l’état de mes cheveux en y allant. Nous prenons un hôtel « good nite inn », charmant et paisible et allons manger de bien réconfortantes pâtes au pistou avant d’aller se coucher et regarder Ruquier sur internet (la tv ne marche pas dans la chambre, ce qui nous donne vingt cinq pour cent de remise pour la prochaine nuit dans cette chaîne californienne. Bon…).

 

Jeudi 10 février

Visite en voiture de Los Angeles où nous traversons les quartiers de Hollywood, avec tous ses artifices et son Walk of Fame, où les étoiles s’alignent  les unes derrières les autres et se font piétiner par les passants. Riri fait des kilomètres pour prendre en photos les lettres blanches qui se découpent sur le mont Lee « HOLLYWOOD ». A l’origine, dans les années 1920, un promoteur les avait installées pour faire la promotion de Hollywoodland. Aujourd’hui, les lettres blanches immaculées se détachent toujours sur le flanc de la colline. Passage dans le quartier de Venice, où nous aperçevons quatre canaux qui donnent l’illusion de la cité lacustre. A peine garés dans une ruelle pour faire une photo, surgit de nulle part, une voiture de police pour nous signaler que nous sommes garés à contre-sens. Ok ok, on s’en va.  Puis visite du quartier de Beverly Hills, ville jumelée à Cannes, qui nous offrent une succession de somptueuses maisons, qui se laissent deviner à travers de grandes haies de verdures dans des allées bordées d’arbres feuillus et de palmiers. Là doivent se terrer de grosses fortunes du cinéma à en juger par les demeures et les voitures qui roulent dans les rues.  Même les modèles des voitures ne nous sont pas familiers…

Pour sortir au plus vite de cette ville tentaculaire, nous gagnons l’interstate 10 qui nous fait passer par Pasadena et nous nous engouffrons en cette fin d’après-midi dans  la gueule du loup, c’est-à-dire dans les embouteillages périphériques !.

Vendredi 11 et Samedi 12 février

Nous arrivons sur San Diego et visitons le matin cette ville à taille humaine, avec des jolies demeures. Rues larges, propres. Nous passons quand même beaucoup de temps pour aller de magasins « auto parts » en drugstore et de pharmacy en grandes surfaces pour trouver les produits qui pourraient miraculeusement faire partir l’encre sur les sièges. Nos efforts ne seront pas récompensés et le samedi matin, nous passons la voiture au car-wash et la ramenons à Alamo à l’aéroport de San Diego. Nous y faisons l’échange. Richard gare la voiture au parking.
La personne qui travaille chez Alamo fait l’inspection de la voiture  pendant que je me dirige au bureau et fais les papiers nécessaires pour le changement de la voiture. Mathilde pense naïvement que personne n’a vu ses cœurs. Nous aurons le verdict dans quelques jours ou à la fin du contrat de location. Maintenant nous voilà dans une Dodge Charger, comme celle que Riri conduisait lors de notre précédent périple. Les sièges sont en tissu noir (bon point) ; elle a moins d’options mais est plus nerveuse. Nous avons parcourus San Diego de long en large ; les rues près de l’aéroport nous rappellent San Francisco avec ses bump et dip.

 

Dimanche 13 février

On quitte le Day’Inn pour Palm Spring et après quelques miles de plaines arides, nous voici dans une oasis de palmiers, washingtonia et dattiers s’alignent à perte de vue et entourent de belles demeures, des golfes et des centres commerciaux. Pas vraiment de centre ville. Les rues sont assez désertes également, dimanche oblige. Nous faisons une halte au burger king et je mange ma salade assaisonnée de l’huile d’olive de Tourrettes dont j’avais pris dans une petite bouteille. Trop bon. Ici dans n’importe quel restaurant les dressings sont nombreux mais assez mauvais. Le mot n’est pas fort pour qualifier ces sauces.

 

Lundi 14 février

Hier au soir nous avons passé nouvelle nuit dans notre hôtel attitré de Flagstaff, où le même réceptionniste nous a accueilli et presque la même chambre (déco identique) a abrité notre sommeil. Nous voilà en route vers Monument Valley dans le Pays des Navajos. Ce pays de la dimension de la Belgique regroupe les indiens Navajos. ……………….. Dès les premiers kilomètres apparaissent des mesa (table en espagnol), les montagnes plates qui surgissent d’un terrain plat.

Les terres habitées par les Navajos sont parsemées de hogan, des maisons octogonales, à l’origine en bois et terre et maintenant dans d’autres matériaux moins nobles mais plus résistants probablement et aussi de mobil-homes sédentarisés. Nous nous arrêtons boire un café regular dans un trading post où on peut à la fois faire le plein d’essence, boire le café, faire ses courses, etc. Quelques chevaux et vaches ici et là et bientôt nous voilà à l’entrée du parc où nous franchissons un gate ; là un indien habillé tel un ranger récupère 10$ (5$ par adulte). Puis nous pénétrons dans le visitor center où quelques peintures, quelques pièces d’artisanat indien et des photos anciennes et contemporaines étaient exposées. Le langage navajo est plus complexe et plus riche que l’américain et pendant la dernière guerre, les indiens avaient collaboré pour créer des langages codés incompréhensibles par l’ennemi ! Passé un petit groupe de japonais en train de mitrailler la célèbre merrick butte, l’espace est quasi désert et nous nous engageons dans une route non pavée, poussiéreuse, sinueuse et pentue par endroits. Les paysages nous laissent sans voix. Grandioses, magiques et incroyables, couleurs extraordinaires… de vains mots pour décrire ces montagnes dignes de western. Un circuit est proposé sur quelques miles pour revenir à la case départ. Nous voulons rejoindre Santa Fé et pour ce faire, nous devons retraverser le pays navajo et continuer sur 300 km sans un hôtel ni centre commercial. Seule une station service nous permet de ne pas avoir les yeux rivés sur l’aiguille de gasoline pendant le trajet. Le paysage est toujours ravissant et même si la nuit plonge le désert dans un semi obscurité, les mesa se dessinent encore majestueusement dans l’horizon. La nuit tombée, les derniers kilomètres sont longs pour arriver à l’hôtel.

 

 

Mardi 15 février

 

Nous voilà donc en route vers Santa fé via Albuquerque au Nouveau Mexique. Albuquerque sera  notre halte déjeuner dans le downtown, où les immeubles abritent des bureaux et quelques restaurants. Celui que nous choisirons nous permettra de nous installer tranquillement au soleil pour déguster de nouvelles marques de bières, manger des salades caesar et laisser des ailes de poulet dont la sauce piquante et vinaigrée nous empêche des les manger… Mathilde remarque que lorsque nous mangeons, il y a toujours quelque chose qui ne va pas : ou c’est la sauce qui gâche tout, ou c’est pané… Mais cette agréable pause écoulée, nous continuons en direction de Santa Fé, la deuxième ville la plus vieille des Etats Unis (400 ans). Tout d’abord espagnole, puis mexicaine et enfin américaine. Aucun building. Aucune maison qui dépasserait trois étages. L’architecture en adobe , typique de cette ville, est unique. Les angles sont arrondis, les couleurs couleur terre, avec des nuances de marron clair au foncé. Certaines maisons ont conservé leur décoration de Noël : sur les toits horizontaux, sont alignés des sacs en papier (ou plastique –imitation papier) remplis de sable et renfermant un lampion allumé à la tombée de la nuit.

Mais la journée, de la plaza (cœur de la ville), partent des petites rues de boutiques de tissus, bijoux, sculptures gigantesques en métal ou plus petites recouvertes de mosaïque. L’artisanat local (indien en particulier) s’y trouve représenté. Mais la lecture de certains documents, notamment sur internet, nous invite à nous méfier de ces productions artisanales locales très chères qui en fait seraient… made in China. Le plaisir des yeux reste entier. Malgré le fait que ce soit la ville la plus vieille des USA, elle nous semble un peu factice compte tenu du nombre de boutiques de luxe, d’artisanat qui semble éloignées de la vie quotidienne des habitants. La San Miguel Church et la Cathedral Basilic donnent un caractère plus authentique surtout quand les cloches carillonnent à la volée pour donner l’heure.

Le soir, nous dormons dans un hôtel, le Sage Inn, où un effort de décoration a été fait avec coussins et tapis au mur tissés en zigzags et un fauteuil en bois recouvert de faux-cuir très inconfortable.

mercredi 16 février

Le matin, pour le chemin du retour, un dilemme se pose : soit passer par l’oklaoma city, soit descendre au Texas, à Corpus Christi sur le Golfe du Mexique via Dallas. La deuxième solution nous oblige à faire plus de kilomètres (distance Lille-Nice) mais offre des paysages certainement plus intéressants… Mais pour aujourd’hui ce sera de la plaine, des champs. Nous déjeunons dans un endroit sympathique, décoration très saloon. Dans le steak salade, il y aura beaucoup de salade et pas beaucoup de steak… Mais bon, la bière texane était bonne. Dans notre parcours, on voit des troupeaux de vaches à la robe foncée pour la plupart. Les unes en train de brouter de l’herbe sèche dans des prés à perte de vue, les autres parquées dans des enclos, couchées dans la bouse. Pour les photographier, Riri a la bonne idée d’ouvrir la fenêtre de ma portière et là, une odeur épouvantable de fumier (et même pire encore) s’engouffre dans la voiture. Elle ne nous quittera guère puisque même arrivés à l’hôtel, l’atmosphère reste bien champêtre et nous ne serons à l’abri des odeurs qu’une fois franchie la porte du lobby, l’entrée de l’hôtel. Les panneaux publicitaires étaient mensongers puisqu’ils nous annonçaient un hôtel avec piscine intérieure. Le problème, c’est qu’elle n’était pas accessible « temporairement ». Tant pis, je fais mes lessives dans la laundry et nous nous couchons vers minuit (décalage horaire oblige. En effet, nous avons avançé d’une heure par rapport au Nouveau Mexique. C’est la raison pour laquelle quand nous sommes arrivés au State park de Palo Duro, ça venait de fermer 5 minutes avant. Qu’à cela ne tienne, nous irons demain matin…

 

Jeudi 17 février

Lever à 8h00 (7h00 de l’heure de la veille) du matin et je vais chercher les cafés et tranches de pain de mie dans la chambre pour les tartiner de bon Nutella. Ras le bol du beurre qui n’a pas le goût de beurre. Puis départ pour Palo Duro Canyon, le deuxième plus grand Canyon. Nous nous aquittons des 10$ de l’entrée du State Park et commençons la promenade. Les paysages nous ravissent mais compte tenu du fait que nous ayons déjà fait le grand canyon, celui-ci nous paraît un peu moins extraordinaire. Nous faisons quand même une petite promenade à pieds. Les photos dans les guides touristiques sont plus vendeurs que ne le sont nos photos mais on fait ce que l’on peut. Vers midi, nous quittons le parc en direction de Lubbock, direction le Sud. Nous traversons encore des plaines, cette fois-ci, les champs de coton dominent. Petite halte pour cueillir les plantes sur lesquelles pousse le coton.

Comme souvent lorsque nous mangeons au restaurant au Texas, un Texan nous aborde pour nous demander d’où nous venons et engage la conversation. Il parle de son pays dont il est fier, de Buddy Holly, natif de Lubbock, autre source de fierté ; à quelques mètres du restau, se trouve un musée qui lui est consacré. Le Texan nous fait écouter sur son Iphone les performances du chanteur des années 50’s environ. Nous le remercions d’une part d’avoir pris le temps de nous le faire écouter et d’autre part, de nous éviter d’aller visiter ce lieu culte qui ne nous aurait pas forcément ravis. Le Texan est commercial en truck et parcourt un secteur large de 700miles x 200 miles et un coup de téléphone abrège notre conversation sympathique. Il finit en nous disant « welcome to Texas ».

On reprend la route direction Dallas et parcourant des champs de coton où çà et là sont dressés les puits de pétrole qui ne finissent pas d’acquiescer de la tête, piquant et remontant leur bec pour pomper l’or noir. Au loin sur la crête d’une petite colline, l’énergie de demain, des lignes d’éoliennes, brassent l’air inlassablement pour fabriquer l’or renouvelable. Cette coexistence illustre bien la mutation énergétique de la planète…

Vendredi 18 février

Nous partons de l’hôtel de weaterfront où la connection internet est la pire que nous ayons eue. Ou plutôt pas eue…  puisque nous devions aller dehors pour se connecter, et pianoter sur l’ordinateur dans la voiture… la route vers la Floride continue et nous passons par Dallas. Le centre ville est aussi beau que celui de New-York. Les building modernes et post-modernes cohabitent et rivalisent dans la majesté plus que dans la hauteur. Celui de la Bank of America (281 mètres) culmine mais le plus inattendu reste celui en forme de flèche pointée vers le ciel (dessiné par l’architecte Pei, cf. la pyramide du Louvre) et aux couleurs vertes nuancées selon l’éclat du soleil ou l’endroit d’où on le regarde.   Sans oublier le bureau de JR dans le « Renaissance Tower ».

 

Samedi 19 février

Nous avons quitté le Texas pour la Louisiane et ce matin allons visiter Bâton Rouge, la Capitale. Se dresse au loin un monument, tel l’Empire State Building (en moins haut évidemment). Le Capitole. Je monte les marches où sont gravés le nom de tous les états unis (si je ne me trompe pas, 50…). Les gardiens me réservent le meilleur accueil et comme j’étais montée en éclaireur, et que je tardais à venir, Riri et Thithi me rejoignent. Après la fouille de routine, nous sommes dans un magnifique hall et des drapeaux. Ceux qui ont marqué l’Histoire du pays, dont celui de la France au mileu… Nous montons au 27ème étage du Capitole pour avoir une vue panoramique de la ville. Notre première impression de modernité se confirme avec la vision aérienne. Le capitole abrite les deux chambres du Parlement (en travaux) mais les gardiens à l’entrée nous explique que l’édifice a été construit par le Gouverneur Huey Long en 1932. Ce dernier y a été assassiné quelques années plus tard et il y a été enterré et une statue fut érigée au milieu des jardins à la française. Pour l’anecdote, chacune des portes pèse 1 tonne, mais serait aussi facile à ouvrir qu’un tiroir ! De-ci delà des pélicans, symbole de la Louisiane. La visite terminée, nous constatons que nous devons quitter le downtown de Bâton Rouge parce que malgré que nous soyons samedi, les rues sont désertes. Quartier trop administratif sans doute. Nous reprenons la route et un panneau « longhorn » nous arrête. Halte dans un steakhouse où nous nous régalons de morceaux de viande de choix « eyerib », gras mais fondant, de « filet » délicieux et « sirloin » excellent. Merci la Louisiane de nous permettre de faire une halte gastronomique, comme à l’aller. Après ce repas roboratif, nous voilà en pleine forme pour quelques nouveaux kilomètres. Mathilde finit enfin la lecture de l’histoire de Marie-Fistule. On lui apprend à tomber la voix à la fin d’une phrase, quand il y a un point. Ça améliorera sensiblement la compréhension de ses lectures. Le soir, nous sommes à quelques kilomètres de Pensacola quand nous stoppons net dans un embouteillage. Bloqués pendant de longues minutes. Nous avançons seulement parce que certaines voitures font demi-tour sur le terre-plein central, comme les sheriffs. Au bout de presqu’une heure, nous faisons pareil et franchissons le terre plain en suivant l’ambulance. On ne saura jamais quel accident a créé cet embouteillage mais ce qui est sûr, c’est que nous avons bien fait d’en sortir car plus loin les highway patrol avaient fermé tous les accès à l’autouroute.

Dimanche 20 février

Nous continuons notre descente vers le Sud-Est avec des longs kilomètres à faire. Le midi arrêt

Sur Gainesville, arrêt dans un BestWestern  pour lequel nous avons un coupon de HotelSaver. L’accueil est parfait, la chambre simple (sans micro-onde ni réfrigérateur) mais digne d’un BestWestern. Nous nous penchons à la fenêtre et apercevons un joli jardin avec un kiosque octogonal, une piscine et … un spa. Riri va chercher les maillots qui étaient restés dans la voiture depuis le début du voyage et nous voilà partis pour tremper dans une eau bouillonnante à au moins 40°C. En ce début de soirée, la température extérieure dépassant les 20°C, nous voilà bien installés. Quelques minutes après, viendront nous rejoindre trois femmes d’origine russes (ou pays de l’Est). Nous ne sommes pas si étonnés que ça d’une telle fréquentation car Gainesville est assez bien fréquentée ; c’est une ville universitaire et le campus est intégrée dans la ville. Le soir, nous regardons deux films de Schwarzenegger, toujours présent sur les écrans tv.

 

Lundi 21 février

Après un petit déjeuner à la gaufre, nous voilà partis pour le pays de Mickey, Orlando. Nous prenons la direction d’Ocala. L’autoroute 441 qui descend en plein milieu de la Floride nous laisse découvrir encore des paysages de plaines, de ranch où broutent des vaches (sans les odeurs) et nous atteignons le State park de Paynes Prairie où nous nous acquittons des 6$ d’entrée. Là petite promenade pour monter sur une tower d’observation des bisons. Pas de chances, pas un bison à l’horizon. Nous promenons le long d’une aire transformée en RV park non loin de la rampe de bateau où un panneau nous met en garde contre les crocodiles… Puisqu’enfin nous approchons un lac de près. La plupart du temps, l’accès reste difficile compte tenu que beaucoup de propriétés privées en empêche l’accès. Malgré les crocodiles,  l’endroit boisé de chênes et de palmiers décorés de lichens reste paisible et charmant et abrite d’autres bestioles (nous verrons une espèce d’iguane écrasé par un automobiliste… un accident). Le midi, une halte à Ocala, ville tranquille où nous nous installons à la terrasse d’un bistrot à l’ancienne pour siroter deux bières et manger des sandwichs cubains (immenses panini chauds très chargés en charcuterie (jambon, salami, moutarde, cornichons  principalement). Le service était long car ils n’avaient plus grand-chose après le week-end mais sympathique. Petit café au starbuck voisin et on repart direction Orlando en empruntant une turnpike (autouroute payante) pour atteindre Orlando en fin de journée. Trouver l’hôtel est plus compliqué que prévu. Nous pensions que pour un lundi ce serait facile. Nous ignorions qu’ici aussi, il y a des vacances de février… pff. Au bout de quatre  hôtels, le seul qui ait encore de la place sera le même que celui où nous avions séjourné en 2009 (le RoseInn). Faut le faire. L’hôtel a été rénové et la chambre au 2ème étage que nous avons est beaucoup plus jolie et donne sur un balcon. L’année dernière, nous étions au 7°étage, et on ne pouvait pas ouvrir la fenêtre… Nous avons un peu de mal à trouver un parc qui intéresse tout le monde, qui donne accès à des attractions pour tout âge. Comme nous sommes arrivés tôt, nous allons vers 20heures voir le Wonderworks. Une maison à l’envers dans lequel beeaucoup de stand sympa, dont un voyage en 3D, des reconstitutions d’effets de tremblement de terre (5 sur l’échelle de Richter), des jeux interactifs wii… un tapis de fakir avec des clous pour s’allonger dessus (ça chatouille, dixit Mathilde). Même une cabine fermée où Mathilde et moi nous installons. La capsule fait des tours sur elle-même de haut en bas, vrille dans tous les sens. Elle a peur et je dois appuyer sur le bouton rouge pour un arrêt d’urgence. C’est vrai que ça décoiffe de se retrouver la tête en bas… Nous continuons sur d’autres stands plus tranquilles, dont le tir au laser (pas extraordinaire), des simulations sur l’ordinateur : on se prend en photo sur l’écran, un logiciel nous change de race, on devient soit asiatique, soit africain, soit du moyen-orient. Rigolo même si pas très flatteur. Nous sortons vers 22h30, récupérons la voiture au parking et nous rentrons. Mathilde nous demande déjà le programme de demain…

 

Mardi 22 février

Hop, c’est parti. On ne dit rien à Mathilde et nous dirigeons secrètement vers Universal Studio sans la prévenir. D’autant plus secrètement que les panneaux de signalisation sont relativement discrets contrairement à nos attentes… Mais la voilà bien contente quand nous nous garons dans le grand parking et lui dévoilons où nous sommes. Pas de mickey à l’horizon, c’est un peu l’inconnu… Nous pénétrons dans une concentration de boutiques Universal store et compagnie puis nous laissons à gauche l’entrée de L’island adventure et partons sur la droite pour Universal. Notre première heure reste dans un périmètre très restreint. Un petit spectacle de magie (pour vendre les produits Universal), puis une movie en 3 D extraordinaire de Terminator 2 avec le toujours actuel Schwarzenegger.  Qu’on l’aime ou non, on est sous le charme de la technologie où certains acteurs sur la vraie scène (dont un faux schwarzy) jouent le présent et rentrent dans l’écran et hop nous voilà dans le futur avec les acteurs filmés (le vrai schwarzy...). Le film en 3D impressionne un peu Mathilde ; il est vrai que les films de Terminator font rarement dans la dentelle et les coups de feu sont légion.

Puis un tour dans un manège traditionnel de WoodyWoodPecker où Mathilde a eu sa deuxième frayeur du séjour. Mais l’attraction où elle a du montrer le plus de courage fut celle des Simpsons. Dès la queue dans la file d’attente, les précautions sont affichées : pas de femmes enceintes, pas de personnes cardiaques, ni ayant de la tension, pas d’enfants de moins de 40 feet. On se demande si Mathilde va pouvoir le faire. Après la longue queue, ils nous parquent ailleurs, pour que la file aux yeux de tous soit moins longue. On se met en ligne, on nous parque dans une petite salle et on continue d’attendre en regardant des vidéos.  Puis la porte s’ouvre. On rentre dans un chariot à six places. On s’attache ; on nous demande une dernière fois si on n’est pas claustrophobe… je dis à Thithi que si elle a peur, elle n’a qu’à fermer les yeux. Et hop nous voilà partis… en simulation dans le monde des Simpsons. Génialement fait. Finalement, plus de peur que de mal. A refaire. Le même principe pour l’attraction de Shrek, mais en 4 dimensions (on reçoit de l’eau quand l’âne éternue, etc). D’autres stands comme le Disaster sont moins drôles. Certains inaccessibles, comme la Rocket (on monte et on descend à la verticale puis twist, la totale). Mais nous avons passé une journée meilleure que nous ne pensions car nous redoutions que les parcs d’attractions ne soient pas adaptés à la fois à des enfants jeunes et aux parents vieux…

Le soir nous prenons la route direction Naples et nous faisons une halte dans un DaysInn à Bradenton près de Tampa et de Saratosa.