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Le journal de bord

Le journal de bord... 

Afin de conserver un maximum de détails sur notre voyage qui pourrait s'effacer avec le temps, nous tacherons de raconter au jour le jour les anecdotes de notre quotidien.

 

26 octobre 2009

LE DEPART : Réveil pour un départ à 8h00 de Tourrettes pour aller à la gare Nice Ville, le train est prévu pour partir à 10h02.

Yayo et yaya nous amènent dans leur voiture chargée de nos bagages qui se résument à un gros sac à dos, la valise rigide à roulettes et la valise de cabine.

 

Partis à l’heure après les ultimes vérifications d’usage, nous rencontrons cependant un bouchon sur la promenade des anglais qui a bien failli mettre en péril notre timing pourtant bien huilé. Nous sommes parvenus tout de même à nous garer devant la Gare de Nice, avenue Thiers malgré un Tomtom trompeur. Et nous montons  dans  un bon vieux train de banlieue à compartiment, qui aura le mérite d’être ponctuel. Nous partageons notre espace clos avec une jeune femme italienne et un couple de retraités italiens qui parlent très bien le français et converse avec nous entre deux sommeils et deux sandwichs SNCF. Arrivés à Milan, chargés comme des ânes, surtout Riton avec le sac à dos, nous avons 40 minutes pour fumer une cigarette et chercher le train pour Rome Termini, qui s’avère être un train Eurostar, plus moderne et plus rapide que le premier, à destination de Salerne, via Firenze.

Surprise en arrivant à Rome, la réservation de notre hôtel qui devait se trouver à 5 minutes de la gare, se trouve en réalité à 17 kms ! Je ne manquerai pas de dire 2 mots à la Dinde sans nom qui s'occupe des voyages à la SNCF de Draguignan.

 

Le taxi nous demande 60 € pour nous emmener à notre hôtel sachant que nous devons revenir à la gare le lendemain matin pour partir sur Civitavecchia (60 € aller et 60 € retour, 199 € soirée hôtel + repas à 3).

 

Nous décidons donc de prendre le métro pour nous rapprocher de ce fichu hôtel pour prendre finalement un taxi pour 30 € en lui demandant de revenir le lendemain matin nous prendre et nous emmener directement à Civitavecchia (80 kms négocié à 130 € + 10€ de pourboire). Ce fut un bon choix et le chauffeur était très sympathique.

 

27 octobre 2009 

Embarquement : Arrivé en taxi sur le port de Civitavecchia, nous avons eu un peu de mal à trouver le lieu d'embarquement. Mais finalement, après 3 tours du port en taxi, nous arrivons sur le bon quai. L'organisation est très bien huilée. Une fois les formalités administratives effectuées (un peu compliqué pour nous car nous restons sur place et les douanes nous demandent une adresse aux USA), nos bagages ont été récupérés par une personne du paquebot et nous avons enfin pu monter à bord (après une petite photo dès notre embarquement faite par un spécialiste asiatique !) et découvrir ce merveilleux bateau flambant neuf avec qui nous allions parcourir notre transatlantique.

Une bonne surprise nous attend en découvrant notre cabine, ils nous ont affectés une cabine avec une vue mer et nous avions réservé une cabine sans vue (question de tarif). Le périple commence bien...

 

28 octobre 2009 

SOIREE DU CAPITAINE : Tout d'abord un point important. Ici tout le monde parle américain et non anglais...En fait, vous mettez 3 brownies dans la bouche et vous parlez anglais, et ça donne de l'américain. En somme on ne comprend rien et il va falloir s'adapter rapidement, okkayy !

Effervescence vestimentaire en soirée pour la Capitain’s party. Strass, paillettes et smoking sortent des valises pour s’afficher au cocktail au lounge arrosé avec du vin mousseux en guise de champagne.

 

Le soir au restaurant, la bouteille entamée la veille trône fièrement sur notre table. Fâcheux incident quand nous voulons nous ravitailler en vin. Le serveur vient discrètement nous faire remarquer que le crédit sur notre carte est dépassé. Surprise, je vais au comptoir pour approvisionner de 100 € le compte. C’était voir petit car pour la compagnie, nous étions déjà à découvert de 663 €. Etonnant après seulement deux jours à bord, sachant que les repas sont inclus dans le forfait croisière, seuls sont comptabilisés les extras, comme le vin à table, ou un vrai café expresso ou une bière en apéritif. En réalité, avaient déjà été déduits les forfaits pourboire pour le personnel naviguant, à raison de 10 € par personne et par jour, soit pour nous trois, 10€ x 16 jours x3 personnes…

29 octobre 2009 

ESCALE A BARCELONE : On prend la navette à 10h30 pour aller en ville. 5 euros par personne, gratuit pour Mathilde, mais qui nous amène seulement à l’entrée du port. Nous remontons à pied la Rambla. Une pause, assez longue dans un petit bar où se succèdent les cafés et bière et coca pour mettre à jour le travail sur l’ordinateur avec le wifi.

Puis vers midi et demi, passons devant Il Corte Ingles où nous rentrons pour une pause pipi et grignotons dans un mac Donald. Le regret sera de ne pas avoir profité de goûter de délicieuses tapas  ou une paella à la planche… En descendant la Rambla, se succèdent des mini-marchés aux oiseaux, aux fleurs, de peintures et jalonnés par des saltimbanques qui figurent de belles statues vivantes.

Remontés dans le paquebot, petite baignade dans le spa aux eaux chaudes.

 

30 octobre 2009 

ESCALE A PALMA DE MAJORCA, BALEARES : On prend la navette à 10h30 pour aller en ville. 5 euros par personne, gratuit pour Mathilde comme la veille. Quelle organisation bien huilée… Plus loin de l’endroit où le paquebot a accosté, le port abrite ses luxueux yachts ainsi que  de petites embarcations.

Notre promenade commence par un jardin d’enfants où quelques saltimbanques musiciens mettent un peu de leur parfum de vacances avant le passage devant la Cathédrale et pause dans les jardins qui forment un écrin de verdure à ce monument du XIII , achevé seulement trois cent ans plus tard. Les jardins sont agrémentés de charmants points d’eau, petite mare abritant des cygnes ou haie d’honneur  de petits jets d’eau.

Puis nous partons à travers les rues de la ville où alternent les marques d’habillement européennes et les joailleries où la perle de culture règne. Perles fausses ou vraies, blanches ou noires, rondes ou ovales. Faites votre choix. Le prix donne une idée de la qualité de la perle. Mais mis à part les perles, rien de bien typique du pays en somme. Nous avons eu même beaucoup de mal à trouver un bar à tapas. Celui où nous avons pris deux bières et une collation de tapas était situé entre deux bars et restaurant italien. Nous avons échappé belle de manger des pâtes à la bolognaise à Palma de Majorque…

 

1er novembre 2009 

ESCALE A MALAGA, ESPAGNE : On prend la navette à 10h30 pour aller en ville. 5 euros par personne, gratuit pour Mathilde comme la veille et l’avant-veille…  Nous traversons des rues recouvertes de marbre, comme celui de la maison. Beaucoup de magasins fermés… Qui le resteront puisque nous sommes non seulement le jour de la Toussaint mais aussi un dimanche ! Après avoir pris une collation dans un café dont la propreté laissait plus qu’à désirer, nous avons pris une calèche à cheval et avons fait pour trente euros un tour de Malaga, centre historique. La ville n’est pas exceptionnelle, et qui plus est quand le soleil n’est pas au rendez-vous, l’enchantement est moindre.

Retour au paquebot pour une pause au petit toboggan à eau. Et j’enfile mon maillot pour accompagner Thithi pour le moyen toboggan.

 

2 novembre 2009 

En route vers les Canaries : Après avoir passé le détroit de Gibraltar à 21h30, la mer devient de plus en plus agitée. Nous passons de la mer méditerranée à l’océan atlantique et les vagues deviennent plus grosses. La piscine du 10ème devient sans effort une piscine à vagues et se déverse sur le pont en moins d’une heure. Riri comme d’habitude, commence à flipper ! Il révise le chemin qui mène au bateau de secours (3ème niveau), on sait jamais dit-il !

 

3 novembre 2009 

ESCALE à Las palmas, les îles Canaries : Cette fois ci, le bateau est situé près du centre ville ce qui signifie que nous sortons du paquebot et nous rendons dans le centre ville en nous engouffrant dans des rues sans saveur, avec des boutiques sans odeur et des façades sans couleur… rien de transcendant si ce n’est de superbes arbres, des benjamina aussi gros qu’un platane, des magnolias énormes, des espèces d’acacia géants et taillés en bonsaï.  Les autochtones parlent espagnols, l’un d’entre eux nous a guidés quand nous étions dans le bus pour aller vers las Cantaras pour trouver un wifi. Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un wifi qui marche ainsi que la manière de faire se connecter l’ordinateur. Chaque fois nous consommons café, bière, tapas pour une demi-heure d’internet. Cette fois ci c’était le vote de Riri. Pas de chance il a RV dans 2 jours avec la dinde. Impossible de la joindre avec les numéros abrégés français et devons acheter quelques minutes d’internet à prix d’or pour envoyer une lettre que yaya devra imprimer et envoyer par la poste. Une partie du forfait passera dans l’explication du mode d’emploi de notre imprimante… Une fois cet épisode passé et quatre aspirines ingurgitées, le repas au restaurant a surpris la thithi. En effet, le serveur la veille m’avait dit qu’il souhaiterait l’anniversaire à Thithi pour le fun. De notre côté, nous avons dit à THITHI que c’était nous qui avions dit au serveur que c’était son anniversaire et qu’elle devait faire semblant que ça l’était. Et au dessert, le petit gâteau au chocolat de THITHI avait une bougie et quatre serveurs dont Win et Mélody ont attiré l’attention de tout le monde en tapant sur un verre (au grand dam de notre voisin de table qui ne supporte pas ça) et ont chanté Happy birthday en anglais très fort et lui mettant une jolie coiffure en serviette sur la tête. Mathithi était heureuse comme une reine. En rentrant petit tour vers la chanteuse et son pianiste.

 

4 novembre 2009 

Premier jour de traversée transatlantique : Le matin vers 7h00, il fait nuit alors que la veille nous avons déjà décalé d’une heure nos montres. L’océan  est plus agité que la mer. Le bateau couine parfois, balloté par le vent qui peut souffler jusqu’à 50 km/heure. D’ailleurs hier au soir, près des ascenseurs, les petits sachets en papier à fermeture zip étaient installés pour accueillir les premiers vomis des passagers…  Aujourd’hui, journée tranquille, de bien-être. Spa vers 17h00 à la tombée du soleil, mais avec une eau à 38 degrés Celsius. Le midi nous avions déjeuné léger pour ne pas sombrer dans l’hyperphagie omniprésente.

Thithi monte sur le moyen toboggan toute seule maintenant et plusieurs fois d’affilée sans problème.

 

5 et 6 novembre 2009 

Deuxième et troisième jours de traversée transatlantique : Une journée type à bord consiste d’une part à petit déjeuner, en allant au 10ème étage en passant par les ascenseurs, la place extérieure avec piscine et chaises longues surplombée d’un  écran géant.  On s’engouffre dans la salle de petit déjeuner qui sert aussi au déjeuner l’heure arrivée. De part et d’autre, des points chauds où les machines à café, décaféiné, eau chaude, apple juice, orange juice, tropical etc. cohabitent et offrent leur breuvage dans des tasses ou verre en plastique opaques multicolores. Puis des files se dessinent pour suivre comme dans une cafétéria le long défilé de mets constituant un copieux, généreux pour Ne pas dire pantagruélique petit déjeuner. Lait, yaourt, melon, agrume, gaufre, baeggel, toast, céréales, omelettes, viennoiseries, fruits et j’en oublie…

Ensuite petit tour au toboggan. Précaution d’usage, vérifier qu’il est ouvert, vérifier qu’il n’y ait pas d’autres enfants qui jouent sinon Mathilde pleure. Le toboggan, c’est pour Mathithi seulement et les yeux ressemblent aux chutes du Niagara si d’autres enfants investissent l’aire de jeu.

Petit papotage avec notre connaissance canadienne qui se fait un plaisir de nous donner des conseils avisés et  expliquer les noms des stations de métro à prendre, les restaus recommandés (st Hubert), les B&B (chez Monsieur Gilles), les vitesses sur l’autoroute à respecter… pendant que Mathilde profite des toboggans quand il est désert de toute présence humaine.

Puis soit on prend le temps d’un petit apéritif en chambre avec du coca du minibar et du gin frauduleusement apporté dans une bouteille d’eau minérale. En effet, si nous achetions une bouteille de whisky en duty-free à bord, ils nous la gardaient jusqu’à notre débarquement sans nous laisser l’opportunité de la déguster « on board ». Par conséquent nous avons acheté dans une supérette un breuvage translucide pour faire un « cuba libre » avec le soda du carnival dream à 1$95 la canette. La mignonette de Chivas atteignant la coquette de 7.50€, plus cher qu’un Jack Daniels au Lounge.

Le midi, généralement vers 14h00, nous déjeunons au Deck10. Chaque jour le thème est différent, une fois journée italienne,  l’autre fois espagnole. Mais de toute façon, en permanence des mets mongoliens cuits au wok sont à disposition et Riri est un aficionado. A l’arrière du bateau sur le même niveau se trouve un spot où la cuisine indienne est excellente. En permanence les points pizza et sandwiches sont ouverts pour les retardataires ou les boulimiques.

L’après midi vers 16h on descend dans la chambre faire la sieste ou faire du travail d’école avec ThiThi. Parfois, on retourne au toboggan ou on barbote un spa dans une eau à 38°C. On se promène à travers le bateau où sont organisés ça et là des karaokés, des orchestres pour danser, des jeux de bingo, etc. Avant-hier nous avons assisté avant le dîner à un spectacle de magie. Demain, ce sera un spectacle d’hypnose.

Puis après quelques timides efforts de toilettes, nous allons au restaurant digne d’un 4 étoiles. Les mets sont plus raffinés, en quantité dosée, surtout pour les hors-d’œuvre. Des mets toujours bons même si les escargots à la bourguignonne n’ont de bourguignon que le nom. Il faut chercher l’ail et ne pas s’interroger sur la croûte de fromage qui tapisse la cassolette… La viande « grilled » est en fait braiséed !

 

7 novembre 2009 

Quatrième jour de traversée transatlantique : Ce matin, on a avancé l’heure une fois de plus. Il est désormais 6 h 00 quand en France il est 10h00. Nous avons passé la moitié de l’océan depuis hier. On se réveille bien tôt le matin, percevant à peine les bourrasques de vent à 70 km/h… le temps est nuageux, le toboggan compromis. Dès 6h00, nous allons petit déjeuner à tour de rôle, moi et la Thithi avec des céréales et des fruits et plus tard Riri avec son café et viennoiseries. Plus tard nous y retournons pour une petite collation de 10h00 afin de tenir jusqu’au déjeuner vers 13h30… Cette après midi nous forçons Mathilde à faire la sieste car la veille elle s’endormait quasiment au restaurant. Et ce soir, le spectacle commence exceptionnellement après le diner « Elegant Evening ».

Dans la salle de spectacle, l’animateur de la croisière aux cheveux décolorés présente les futures excursions à venir et répond aux questions des passagers. La présentation est filmée puis passe en boucle sur l’écran TV de la chambre. Idem pour certaines autres animations, telle le championnat de celui qui imite le mieux tarzan ou ceux qui donne la meilleure recette de meilleur cocktail ou la soirée Halloween qui passent toutes en boucle même quatre jours après. Les acteurs de la fête rivalisaient d’imagination dans leur déguisement et ainsi attiraient l’attention de la caméra du Carnival Dream pour immortaliser ces instants éphémères. Sur d’autres chaînes de la tv, en temps réel  le  positionnement sur la carte en longitude, latitude, vitesse du paquebot en km/h et nœud nautique, vitesse et sens du vent, température en °F et °C.

 

8 novembre 2009 

Cinquième jour de traversée transatlantique : Depuis deux jours la mer est formée, notre estomac un peu déformé… les vagues peuvent atteindre huit mètres de haut quand le vent lui souffle jusqu’à 120 km heure. Sur le paquebot, on a l’impression que les huisseries couinent. Au 10ème niveau, marcher reste possible mais la sensation de roulis est plus forte. Malgré la soirée élégante, les tables vides se multiplient notamment celles de nos voisins mexicains. Seul le mari était là, sa femme alitée dans la chambre ainsi que le couple d’américains qui partage leur table.

 

9 et 10 novembre 2009 

Escale à Kings Wharf aux Bermudes : Après une longue attente pour prendre le bus, nous nous dirigeons jusqu’à Hamilton, ville principale de l’île. Pendant le trajet, nous avons tout  le loisir de regarder le paysage qui est magnifique : des eaux d’un magnifique bleu turquoise vert, des maisons multicolores allant du rose pastel au gris souris, en passant par un bleu lagon et un violet améthyste. Les toits sont tous blancs, sans tuile, à étages afin de récupérer l’eau de pluie. Les jardins des maisons sont plutôt des aires de gazon anglais. Les mauvaises herbes sur la route sont composés des palmiers et autres essences tropicales qui remplacent  nos arbustes piquants, nos ronces et notre lierre. Les rues étroites ne peuvent abriter d’arrêt de bus parfois et le chauffeur s’engouffre dans des routes pour en faire demi -tour après son arrêt. A l’arrivée, nous nous engouffrons dans un pub irlandais et mangeons des sandwiches mexicains (quel exotisme…) arrosé de coca et nous branchons sur internet pour recevoir les messages et appeler la famille avec Skype quelques petites minutes… sous la pluie parce que le temps est très changeant, très venteux. Pour le retour, petite erreur de navigation et  nous empruntons la même route en sens inverse au lieu de prendre celle qui nous aurait fait faire le tour complet de l’île avec retour en ferry. Mais de toute façon, à 5 heures du soir, tout ferme, les bus et ferry se font moins nombreux et la nuit tombe une demi-heure après.

Le lendemain matin, nous profitons de la dernière matinée sur l’île pour aller visiter le musée maritime, où beaucoup d’objets de la vie courante du siècle dernier se succèdent à côté d’informations sur l’arrivée de l’électricité sur l’île ou le stockage de poudre à canon quand l’île était une base militaire anglaise au XIXème et début du XXème siècle. Les magasins et petites maisons ne furent construites et ouverts au civil que dans les années cinquante. Nous avons la surprise de découvrir des dauphins dans des bassins où certaines personnes peuvent se baigner pour « nager » avec ces animaux joueurs. Puis nous regagnons le paquebot pour un départ à midi à destination de New York City.

 

11 novembre 2009 

Dernier jour de traversée transatlantique : 10 heures de maux de tête, 100 km/h de vent, 5 mètres de hauteur de vagues, 15 nœuds/h de vitesse de croisière, ce sont les derniers chiffres pour le dernier jour … Les chaises au Deck 10 sont superposées, les raclettes dansent  sur le sol pour évacuer le trop plein d’eau de pluie. On se familiarise d’heure en heure  aux conditions météo new-yorkaises. Les valises sont presque bouclées pour être déposées avant 10h ce soir dans le couloir afin d’être entreposées et prêtes à débarquées pour notre arrivée sur le sol américain. A 11heures, dans le théâtre, les dernières instructions sont données pour le débarquement et

 

12 novembre 2009 

Arrivée à New York City : Après un bref petit déjeuner dans notre chambre 1237 du paquebot, nous attendons patiemment que nous soyons appelés  pour débarquer. Lucette et Jean-Pierre, des Français de Fontainebleau fort sympathiques patientent avec nous et leurs amis. Puis le numéro 25 est appelé et nous passons la douane sans problème après avoir montré pattes blanches au rayon X et nos yeux d’albinos à la caméra. Au sortir de ce grand hangar qui tient lieu de douanes, nous essayons vainement de nous connecter à internet pour prévenir le propriétaire de l’appart que nous sommes arrivés. Devant ces échecs de connections, nous bravons la pluie fine et le froid pour nous coller à une file d’attente pour les taxis. Finalement nous voici dans ces voitures jaunes à bandes noires et en route pour le 40 East end avenue où nous arrivons vers 13h30. On a du mal à lire le numéro mais parvenir à déchiffrer le 5E sur lequel il faut sonner pour que la porte s’ouvre, que  l’on s’engouffre dans l’ascenseur pour circuler le long d’un couloir. Au fond, la porte de l’appartement, qui s’avère dirait-on rustique malgré sa praticité. Les lumières sont tamisées, le lit en mezzanine est accessible par une échelle. Au début nous avions peur pour Thithi, mais finalement elle se débrouille parfaitement à présent pour descendre et monter.

Après avoir eu quelques consignes du propriétaire, nous allons faire nos courses au supermarché du coin, qui s’avère sinon bon marché, en tous les cas, bien pratique. Dès la fin de l’après midi les steaks de bœuf Angus grillent sur la poêle accompagnées de bonnes pâtes au beurre, ce dont nous rêvions après 16 jours de viande plus exotiques.

 

13 novembre 2009 

Tour de New York City : 9h00 nous hélons un taxi au bas de notre maison pour aller à l’Empire State Building. 13$ plus loin nous sommes arrivés et 40$ plus tard, nous traversons un superbe hall pour s’engouffrer dans un dédale de couloir ponctué par des poteaux reliés entre eux pour maîtriser les queues de touriste. Par chance compte tenu de l’heure et du mois, pas d’attente et nous voilà en 1 minute au 80ème étage du building du plus haut de NYC. Puis encore un petit ascenseur pour atteindre le 86ème étage où souffle un vent décoiffant et frigorifiant. Riri réussit à faire quelques prises de vue et nous nous réfugions à l’intérieur. La vue était impressionnante mais le temps l’était moins.

11h00 nous optons pour les bus à étage qui s’arrêtent aux endroits les plus touristiques. 150$ à trois quand même, mais notre première promenade nous a déjà fait passer par le Midtown et LowTown, Rockefeller Center, Chinatown, Little Italy, Wall Street, Ground Zero..

 

14 et 15 novembre 2009 

New York City : Le matin, nous partons désormais à pied pour descendre de la York Avenue à la 5th Avenue à pied. Nous avons visité l’autre partie de New York le jour d’après, mais sous la pluie. Les bus possédaient des toits en plastique transparents pour que même s’il fait froid ou s’il pleut on peut voir les gratte-ciels. En théorie seulement, car en pratique les gouttes d’eau et la condensation ne permettent de voir que les lumières des enseignes ou des feux tricolores… Même le guide disait « I can barely see but you can guess in the dark… ». Le soir on avait envie de rentrer, de boire un petit apéritif avant une bonne viande grillée et des pâtes au beurre… Les plaisirs simples de la vie.

Le jour d’après nous avons repris le bus qui nous a déposé devant l’embarcadère de la Statue of Liberty. Deux ferries (un payant qui s’arrête sur l’île, l’autre gratuit qui passe devant) font des navettes. Nous décidons de ne pas les prendre et d’apprécier la vue de la Statue du Liberty State Park où nous sommes, entourés  de petits écureuils. Une sage solution car depuis le matin, un profond mal de tête m’empêche de profiter à 100% de la balade…

Le soir, je fais tourner une machine à laver et le sèche-linge qui se trouvent dans le couloir de l’étage et qui marche avec des quarters (25ct$). Demain lundi nous devons partir avec la voiture et nous sommes sans nouvelles d’Auto escape… Riri s’inquiète…

 

16 novembre 2009 

Départ de NYC pour les Chutes du Niagara : A 8h15, on rappelle Auto escape pour savoir où on doit récupérer la voiture. Il faudra appeler à plusieurs reprises pour réussir à avoir une personne compétente pour finale, ils nous répondent qu’ils n’ont pas validé la réservation et qu’à l’heure où il est ils ne peuvent rien nous réserver avant demain.  Avec le téléphone fixe, j’appelle le numéro gratuit de la compagnie de location Alamo. Presque trois fois plus cher. Pour 25 jours de locations : 3500$ dont 1000$ de frais d’abandon (quand on ne rend pas la voiture dans le même Etat.) au lieu de 1500$ tout compris. Je rejette un coup d’œil au Guide du Routard et vois un autre numéro de téléphone d’une autre compagnie : BSP Auto, www.bsp-auto.com. Les personnes dans cette société ont été très professionnelles, très efficaces et leur prix sont les moins chers de tous ceux que nous  avons questionnés par téléphone ou internet. Notre angoisse de se retrouver à la rue avec la petite et les bagages s’est rapidement dissipée. Le mail de confirmation nous a définitivement rendu le sourire.

Après un hamburger dans l’estomac, nous allons en taxi chercher la voiture de location 50th Street. Une Dodge blanche automatique dont Riri connaît approximativement le fonctionnement. Le seul point négatif outre la consommation de ce type de voiture : il n’y a pas de thermomètre. Et cela aurait été bien utile quand on se rendra au Canada pour savoir quand les routes deviennent verglacées… Sinon, malgré le Tom-tom, nous mettons tout de même une bonne heure et demie pour sortir de New York et de ses rues tentaculaires. Longue route dans la nuit jusqu’à Lennox où un repas chaud nous revigore et une chambre d’un Super8 nous réconforte. Chambre spacieuse, un peu rustique dans la décoration mais tout est efficace et fonctionnel. Petit déjeuner sans fantaisie (céréales, muffins, pain brioché), jus de fruit (pomme, orange) et café regular !

 

17 novembre 2009 

Niagara Falls : On part de Lennox après un bref petit déjeuner pour préparer une visite unique : celles des chutes du Niagara.  Nous arrivons par  Buffalo et suivons une longue ligne droite de zone commerciale avec des visitor center fermés. Faute de renseignements nous faisons confiance au GPS et décidons de traverser la frontière américano-canadienne par le pont. Nous nous acquittons d’un passage d’une dizaine de dollars et passons sans encombre la douane. Nous sommes surpris de  voir d’abord des grands immeubles côté canadien entourés d’une brume. La brume est le point de repères pour savoir où se trouvent les chutes et les immeubles en hauteur, la quasi majorité des hôtels, pour admirer les chutes. Les chutes ne sont très hautes mais très larges en forme de fer à cheval, une partie côté US, plus rocheuse, et l’autre canadien ou l’eau s’écoule droit devant une petite anfractuosité pour voir les chutes de plus près en étant un peu plus mouillé. Car à partir du moment où nous avons garé la voiture, on se croyait sous la pluie alors que le ciel était bleu. Pour donner un peu plus de magie à l’endroit, un arc-en-ciel prend naissance à un mètre de nous. Le bruit sourd des chutes devient de plus en plus fort au fur et à mesure que l’on s’approche ainsi que l’embrun se fait plus dense.

Les magasins sont en partie fermés compte tenu de la saison. Même trouver un bureau de change devient un défi. Faire le plein d’essence est aussi un grand moment : de préférence, avoir les bons dollars (Can et non US),  choisir la  bonne pompe et connaître le mode d’emploi pour relever l’encoche Regular (comme le café !!)… Cela nous a pris une bonne heure…

 

18 novembre 2009 

Montréal : Journée de route pour arriver dans le centre ville vers 15h00. Nous nous étions arrêtés à midi dans un Tim Hortons, un Macdonald amélioré. Le centre de Montréal est immense, où les styles se mélangent. L’accueil des employés du Centre Visitor  mérite l’admiration. Un dosage de gentillesse, de professionnalisme, de patience, de disponibilité. Le sens du service, en un mot. Pas avare de conseils sur la visite de la ville sans rentrer dans le détail ou l’anecdote. Pour l’hébergement, il propose aussi son aide, sans commission. Ses indications nous permettront de trouver un hôtel dans le quartier Latin pour 80$Ca. Seul bémol : il faut garer la voiture à la Bibliothèque qui se trouve juste derrière pour 12$Ca.

Nous garons avec satisfaction le bolide car nous en avons assez de la voiture ; en effet, outre le trajet, nous avons fait un grand tour en voiture qui ne nous à pas épargner d’interminables bouchons de retour de travail à la périphérie proche de Montréal.

A deux pas de l’hôtel, en plein quartier latin animé mais sûr, nous prenons l’option de dîner dans une pizzeria où les pizzas sont excellentes, mais la sauce bolognaise dans les pâtes un peu moins. A cause d’un petit arrière goût de je ne sais quel ingrédient qui finissait par écœurer. Même en questionnant la serveuse gentiment, nous n’avons pas su quel ingrédient était la cause de cette saveur dérangeante…

 

19 novembre 2009 

Montréal  Québec : Le matin, nous allons visiter Montréal et aboutissons dans la « Ville Souterraine ». En effet, peu de grandes avenue avec des vitrines somptueuses. Elles sont cachées sous terre pour la période hivernale où la neige et le froid paralyse partiellement la ville pendant quelques mois. Pas de problème pour faire son « magasinage » ou certaines démarches administratives underground. Les tunnels souterrains extrêmement propres  rejoignent entre eux des petits centres commerciaux avec des grandes places aux hauteurs vertigineuses qui enlèvent tout sentiment de claustrophobie et les Canadiens y déambulent tranquillement. Nous avons vu quelques SDF qui ont décidé de profiter du soleil, qui d’après la météo est exceptionnellement clément ces jours-ci (mais risque de se gâter très bientôt) car nous avons noté leur quasi-absence dans les souterrains. A priori, le chômage ne doit pas afficher des chiffres historiques. Dans bon nombre de boutiques ou d’usine en périphérie, les panneaux interpellent les gens en leur offrant du travail « nous engageons ». Voilà des appels qui étaient plutôt devenu rares en France… Un gardien de l’hôtel du quartier Latin nous expliquait qu’il était venu au Québec il y a plus de 30 ans et que pour lui, c’était le paradis. Pas de racisme, que du respect quelque soit ta nationalité ou ta religion. Les propriétaires indiens de l’hôtel sont venus travailler ici en partant de rien et en possèdent aujourd’hui trois, ainsi qu’une maison à un million de dollars. Voilà ce qu’on appelle une bonne réussite.

 

En début d’après-midi, nous décidons de prendre la route vers Québec qui n’est qu’à trois heures de Montréal par l’autoroute toujours bordée d’arbres dénudés de leurs feuilles et de sapins. Mais nous fûmes récompensés de nos heures de voiture par une arrivée dans le monde merveilleux de Québec. Des maisons aux styles européens, anglais, des petits manoirs sortis d’un conte de fées redoublent de beauté par les éclairages de Noël  féériques.

20 novembre 2009 

Québec : Grosse déception le matin au réveil : il pleut. Pas le temps idéal pour visiter la ville. Un bavardage avec les personnes de l’accueil de l’hôtel : « ici, le soleil, on le voit mais on ne le sent pas ». Après un petit déjeuner au restaurant attenant à l’hôtel, nous chargeons la voiture et parcourons la ville en voiture. Le quartier du vieux port est petit et nous agrandissons  notre périmètre de promenade motorisée et absorbons dans notre tête les images de ces architectures. Tentons d’aller au village des Hurons, Wendake, mais le GPS nous amène dans un quartier résidentiel, loin de nos attentes et décidons par conséquent de renoncer à la visiter du village indien.

 

Le soir, on trouve un motel stricto sensus à Burlington, la plus grande ville du Vermont et dont la capitale s’appelle Montpelier, mais qui est une ville beaucoup plus petite en nombre d’habitants. On gare sa voiture devant la porte doublée ; outre la chambre nous avons une petite kitchenette. Aussi partons nous faire de petites emplettes pour diner ce soir, plus sainement pensons nous. Nous allons dans un supermarché pour acheter du coca-cola, des petits apéritifs et des plats surgelés : macaronis au fromage et macaronis à la bolognaise. Pour se rappeler un peu la maison… Mais ce rêve fou ne fut jamais atteint : les pâtes au fromage baignaient dans un succédané de cheddar et celles à la sauce tomate avait encore un goût sucré indéfinissable qui rappelait en rien les pâtes faites à la maison. Belle tentative peu payante. Sans compter les compotes à la cannelle qui n’ont le goût que de la cannelle et du pain au cumin qui n’a le goût que… du cumin. Rien n’est fait dans la finesse. Il y a peut être plus la quantité que la qualité. D’ailleurs ne parle-t’on pas de rapport quantité prix au lieu de rapport qualité prix ?....

21 novembre 2009 

Le Vermont : Journée de traversée d’une région un peu plus montagneuse que la plaine qui relie Montréal à Québec. Notre GPS nous guide à travers la campagne par une petite route où la vitesse autorisée ne dépasse pas les 35 miles, ce qui ne nous aide pas dans notre moyenne pour descendre dans le Sud. Mais à un moment la route s’arrête devant un lac et nous attend un ferry sorti de nulle part pour traverser le Lac Champlain en direction de l’Etat de New York. La traversée fut un épisode festif par rapport à la longueur de l’étape du jour, assez monotone dans la végétation et dans l’architecture des maisons. Petites maisons avec à quelques mètres son gros silo de grains, qui abritent peu de gens en définitive puisque cet Etat est l’un des moins peuplés  des Etats Unis. Mathilde est assez pénible dans ces journées où nous roulons beaucoup et par conséquent aujourd’hui elle ne manque pas de nous harceler pour nous demander quand est-ce qu’on arrive à l’hôtel. L’arrivée vers 16h00 ne nous aura pas permis de progresser beaucoup dans notre descente vers le soleil mais aura l’avantage de faire cesser les lamentations de Mathilde.

 

22 novembre 2009 

Philadelphie, Baltimore : Après un petit déjeuner au baeggel tartiné de beurre, nous voilà partis du New Jersey pour Washington en passant par deux villes importantes : Philadelphie et Baltimore. La visite des deux villes se fera rapidement. Philadelphie, terre des Amish, un dimanche n’est pas forcément la plus accueillante. Dommage que nous ne puissions faire du shopping car dans cet Etat, la Pennsylvanie, les vêtements et les chaussures ne sont pas sujettes aux taxes locales qui augmentent de plus de 10 % tous les prix affichés, du vêtement au restaurant en passant par l’hôtel…

 

Après avoir vu New York, il est clair que les buildings de Philadelphie ne nous impressionnent plus. Il faut dire que jusque dans les années 80, ils ne devaient pas dépasser une certaine hauteur, celle de la statue de William Penn à l’origine de la Pennsylvanie (littéralement la Forêt de Penn) fiché sur le toit du City Hall, soit moins de 167 mètres.

23 novembre 2009 

Washington : Nous arrivons à Washington DC qui est une des rares villes des États-Unis construite suivant un plan d'urbanisme réalisé par un ingénieur français, Pierre L’Enfant, en 1790, sous la présidence de Washington. Ingénieur français de l'armée de La Fayette, il eut pour mission de concevoir une capitale glorieuse à l'image de Paris. On peut le maudire car nous ne cessons de tourner et retourner les rues avant de trouver le Mall où se situent le Capitole (le siège du Congrès des États-Unis) qui fait face à son obélisque, le Washington Monument, la Maison Blanche (le siège du président), la Cour Suprême et une enfilade de musées.

En revanche, nous réussissons facilement  à nous garer dans le Mall; cela ne doit être possible qu’en saison creuse et nous avons au moins cette chance. Parce que comme le temps s’y prête (il pleut des cordes) nous nous réfugions dans un premier temps dans le musée d’histoire naturelle où le monde des animaux du monde sont représentés par région (arctique, savane, etc), par chronologie (dinosaure, mammouth…) et par univers (mammifères, poissons). Thithi apprend que les mammifères sont les animaux qui ont des os, des poils et boivent du lait des mamelles). Ce musée reste un grand moment de notre visite mais la visite du musée de l’aéronautique n’a pas grand-chose à lui envier. Y sont exposés des avions d’un autre siècle, des fusées, des satellites. Y est expliquée la conquête de la Lune avec exposition de combinaisons d’astronautes, cosmonautes ainsi que la voiture qui roulait sur la Lune tout en glorifiant les Etats Unis dans sa course à la conquête de l’Espace avec l’Union Soviétique. Notre visite des musées aurait pu durer plus longtemps mais Thithi commence à fatiguer et nous décidons de reprendre la voiture.

 

24 novembre 2009 

Caroline du Nord:

 

25 novembre 2009 

Charleston (SC): Nous avons découvert à Charleston une adorable ville où il fait bon vivre. Spontanément, nous aimons cette ville qui vient en tête du palmarès des plus belles villes que nous ayons vues, avec celle de Québec. Nous nous garons par hasard dans le French Quarter. Les rues sont étroites et tortueuses. C’est la ville la  plus historique d’Amérique. Même si les Américains s’efforcent toujours à  trouver un superlatif à chaque ville ou à chaque endroit. » L’immeuble le plus haut  des USA », « la maison la plus vieille des USA », l’arbre le plus grand des USA », etc., etc.…il faut quand même préciser que c’est la ville où fut déclarée la Guerre de Sécession. Alors, son superlatif est légitime.

Nous nous promenons à travers ses ruelles et découvrons à chaque tournant des maisons les plus belles les unes que les autres, des jardins de taille assez réduite mais très joliment entretenus.

 Nous apprécions un très bon expresso dans un café français qui se situe à côté d’un très beau parc. Des petites haies encerclent harmonieusement des bancs en bois vieillis, de jolies fontaines dont une en forme d’ananas, des gens gentils. Même le jardinier était fier que nous fassions honneur à son parc et nous a gentiment proposé de faire une photo de nous trois en voyant Mathilde nous photographier avec le téléphone portable. Je dois dire que Mathilde fait quand même de jolies photos pour son âge.

Le soir sur Savannah, nous trouvons un motel pour un prix modique mais pour des prestations correspondant parfaitement au bas niveau de prix. Malgré un équipement complet, réfrigérateur, micro-ondes, wifi, etc., les joints de la baignoire était noir, les moquettes fatiguées comme les rideaux, et pas de couverture… Pour une nuit, ça ira. Dommage que ce soit la nuit du 25 novembre, la veille de l’anniversaire de Riri. Pour finir, nous ne trouvons aucun bon restaurant et finissons quelques agapes achetés plus tôt dans la journée dans un foodstore. Voilà comment se conclut la journée. Une petite cigarette le soir en papotant avec nos voisins de chambre qui viennent de Tampa, Floride côté Ouest. Ils sont venus pour voir les fantômes de Savannah… J’ignore encore aujourd’hui pour quelles raisons il y aurait des fantômes dans la cité. Peut être le découvrirons nous demain.

 

26 novembre 2009 

Savannah (GA) : Savannah, en Géorgie, ville fondée en 1733 possède des jolies maisons et est quadrillée par des rues parallèles et ponctuées par une vingtaine de petites places où ont été créés des petits jardins ombragés et souvent agrémentés d’une statue, d’un obélisque ou d’une fontaine. Pour y accéder, des petites rues ombragées également par les branches pendantes d’arbres gigantesques dont nous ignorons encore l’essence. Beaucoup de touristes déambulent à pieds afin de ne pas rater une placette de leur circuit pédestre. Nous préférons faire le circuit en voiture d’autant que c’est Thanksgiving et peu de voitures roulent, on peut même faire des pauses pour prendre des photos…. Pendant que la population sort de l’église et s’apprête à savourer…ou s’engouffrer une bonne dinde farcie. Et pour finir ne croisons aucun fantôme. Ah les légendes ont la vie dure parfois.

Nous arrivons enfin en Floride en début d’après midi. Le soleil brille, chauffe, se voit et se sent ! La première ville que nous rencontrons est Jacksonville, traversée par le large fleuve St. Johns, et nous décidons de voir un peu l’océan et arrivons, au bout d’une grande avenue bordée de super stores, à la plage de sable blanc agrémentée d’un long ponton. Nous avons mouillés nos pieds avec Thithi, mais l’eau reste fraîche même si deux gamins se baignent. Premiers coquillages…Thithi est contente.

Nous trouvons un hôtel en bord de plage, un Best western et pour fêter dignement l’anniversaire de Riton nous prenons pour 89$ sans les taxes une jolie chambre avec jacuzzi. Dès notre arrivée, nous le remplissons à la grande joie de Thithi. Les buses se mettent en marche ainsi que des lumières qui varient du bleu turquoise, au violet en passant par le vert. Riri avait mis de l’eau un peu chaude… On a du rapidement mettre le déshumidificateur en route pour ne pas avoir également un sauna dans la chambre…

 

27 novembre 2009 

Ste Augustine (FL) : Aujourd’hui, la visite de St Augustine nous a amené dans un quartier aux couleurs hispanisantes. Un peu d’histoire : c’est en 1556 les Espagnols fondent la ville. Dépossédés de leur colonie par les Anglais entre 1763 et 1783, les Espagnols en reprennent la propriété jusqu'en 1821, lorsque les Etats-Unis rachètent la Floride à l'Espagne. Nous nous garons dans un parking payant à 8$. Rentrons dans un des rues animées par de nombreuses de boutiques de souvenirs et de petits bars. Nous nous arrêtons dans l’un d’entre eux, avec des petits bancs et tables en bois dans une cour intérieure. Nous devons toujours commander et payer à l’avance, comme dans les stations services. Nous buvons une bière et Thithi grignote un Chili con Carne pendant qu’un chanteur accompagné d’une guitare égrène des airs de Simon et Garfunkel et Cat Stevens… Une atmosphère très estivale…

 

28 novembre 2009 

Disneyworld (FL) : Disney, et la “Celebrate a dream come true Parade”

C’est « le jour de Thithi » et c’est la raison pour laquelle nous nous dirigeons droit vers The magic kingdom, près du Lake Buena Vista. Au fur et à mesure que nous approchons les panneaux s’animent de riches couleurs et de mouvements. Premier arrêt dans un péage pour le parking à 14$. Une fois garés, nous devons prendre un petit train ouvert. Une fois arrivés, nous voilà à nouveau dans un train mais version TGV. Enfin nous arrivons à l’entrée du Magic Kingdom. Fanfare, ballons, boutiques Disney nous entourent pour atteindre le château de Cendrillon qui est au centre du parc et sert de repère pour déambuler entre chaque ensemble d’attractions. Des tapis volants d’Aladin à la Tea Party (manège en tasse de thé) en passant par Splash Mountain (descente en radeau d’une rivière souterraine avec des rapides), tous les manèges ravissent Mathilde. Splash Mountain étant notre préféré dans Frontierland ! Les descentes étaient très fortes, un peu humide chaque fois. Nous sommes ressortis assez trempés et nous aurons une pensée émue pour la casquette Nike de Riri qui s’est envolée à la faveur d’une chute d’eau très rapide et impressionnante…

A 15h30, au hasard de notre pérégrination dans le parc, nous avons assisté à la magique parade de tous les personnages Disney sur leur char avec leur chanson mythique.

 

Le soir nous dinons dans un restaurant Perkins. Chaîne de restauration à retenir car mon plat simplissime était très bon (pâtes et poulet) ; l’hôtel de la chaîne Rodeway Inn est très moyen. Pas de petit déjeuner, les ascenseurs à côté de la chambre nous empêchent de dormir et la baie vitrée donnant sur Orlando by night recèle encore de très nombreuses traces de doigts…

29 novembre 2009 

Tampa - Saratosa (Fl) : Départ d’Orlando direction la côte ouest, la côte du golfe du Mexique que nous sommes impatients de découvrir. Après un peu plus de 100 km nous atteignons Tampa. La banlieue est assez industrielle, le centre ville possède des grandes allées où pointent quelques buildings de banque ou de palais des congrès. Mais l’animation de la ville reste réduite, renforcée par le fait que nous soyons dimanche. Près de la côte, une banlieue constituée de maisonnette aux jardins luxuriants. Même si cette côte semble moins riche que la côte Est, elle semble bien fréquentée, le port est charmant. En direction de St Petersburg, nous traversons la Sunshine Skyway, une autoroute qui traverse la mer avec une magnifique vue dans la baie, une mer d’huile, quelques bateaux à moteur et des ponts remplis de pêcheurs à la ligne (sur des fishing piers) sous un soleil radieux et une température avoisinant les 30°C. Après St Petersburg, nous nous dirigeons vers la presqu’île d’Anna Maria Island. Ici les logements de vacances sont nombreux, tous avec des chambres disponibles, mais avoisinant les 200$ la nuit pour des prestations proches de bungalows en préfabriqués… Nous fuyons donc en direction des terres pour atterrir à Saratosa et à un joli hôtel de la chaîne Comfort Inn, où nous avons le plaisir à 20h00 de nous tremper dans un spa bouillant et une piscine chauffée à 28°C. Pour la modique somme de 77$/nuit pour trois avec un solide petit déjeuner inclus dans une chambre de 35m2, avec réfrigérateur, micro-ondes, un peu comme à la maison !...

 

30 novembre 2009 

Port Charlotte Fort Myers (Fl) : Départ de Saratosa sous un soleil radieux. Et arrivée sur l’île de Sanibel sous un soleil ardent. On passe un grand pont à péage (6$return) pour atteindre l’île et longeons des plages, assez étroite, de sable blanc, avec beaucoup de coquillage incrustés dans le sable. Au fil de notre pérégrination, nous rencontrons des oiseaux noirs ébène ou des espèces de cigognes blanches comme la neige, et apercevons au loin des aigles tournoyant sur nos têtes. Promenade dans une île féérique où se côtoient mille essences différents palmiers, des ficus benjamina haut de 15 mètres, des bougainvilliers en bordure de haies, des petits plans d’eau où se cachent peut être quelques alligators à en croire la pancarte « no feed alligators, 500 $ …. ». Gloups. Les palmiers forment des haies fournies pour cacher les maisons. Nous déjeunons dans un bon restaurant et je commande un « grilled grouper » (conseil de Gayle, hôte du Texas que nous avons reçue juste avant notre départ. Effectivement c’était délicieux. Mais je l’ai ensuite donné à Riri qui n’aimait pas son grilled tuna on bistro salad qui était trop cuite. C’était également délicieux.

Départ pour Naples. On cherche un hôtel si possible avec micro-ondes, car nous nous sommes arrêtés dans un « fresh market » où la nourriture était d’excellente qualité, à dominante italienne. Riri me fait remarquer que nous sommes à Naples !!

 

01 décembre 2009 

Naples (Fl) : Nous avons choisi la chaîne Comfort Inn pour dormir ce soir et demain soir, même s’il n’y a pas de microondes. Nous faisons un petit tour dans le Downtown et nous arrêtons dans une charmante avenue (la 5th) où nous remarquons du premier coup d’œil une atmosphère paisible avec beaucoup de terrasses où siroter un verre au soleil, ce qui nous manquait avant d’arriver en Floride. Nous nous arrêtons devant une vitrine d’une agence immobilière. Un agent nous aborde et nous commençons à parler. Comme nous restons jusqu’au lendemain, elle nous propose de nous revoir à 16h00 pour nous faire visiter les beaux quartiers. Nous rentrons à l’hôtel pour un spa (avec minuteur) et une trempette dans  la piscine. A 16h,  nous retourner sur la cinquième avenue et montons dans la voiture où nous commençons notre visite guidée. Un florilège de demeures somptueuses, avec des jardins extrêmement bien entretenus et verdoyants ; quelques unes, en style tuscany (toscan) ou floridien (en bois) avec « ten roofs » en métal pour réfléchir le soleil où que soit situé le soleil. Il y a aussi des terrains à vendre avec juste un ponton (boatdock) pour attacher son bateau. Les prix commencent à 500.000$ pour un petit terrain de 1500m2 maximum. Ensuite, il faut construire la maison et acheter le bateau… Les rues finissent en cul-de-sac, les maisons sont assez rapprochées les unes des autres ; en revanche les plages sont publiques et l’accès à la plage est omniprésent, ce qui n’est pas le cas à l’Est de la Floride.

 

02 décembre 2009  

Les Everglades (Fl) : Après un solide petit déjeuner avec des gaufres faites par mes soins, nous commençons la journée par une visite rapide de l’île Marco. Ensuite, nous commençons notre visite des Everglades par la S41 (nationale). Dans cette région aquatique, bordées d’inextricables forêts de palétuviers et des mangroves, ces marécages abritent une faune considérable constituée d’alligators et de très beaux oiseaux., nous égrenons les kilomètres sur cette longue route rectiligne et croisons de temps en temps des motels où les entrées sont toutes calfeutrées par des moustiquaires, quelques places de camping-car. A la faveur d’une halte dans la Big Cypress Nature Préserve, nous faisons la connaissance avec les rois des Everglades : une dizaine d’alligators sur le bord de l’eau, repus si l’on en juge par leur quiétude et leur bonhommie. Une Garde National au visitor center a expliqué à Mathilde avec des peluches de quoi se nourrit un alligator : ils mangent des grenouilles, des espèces de castors, canards et cela qu’une fois par semaine. On les surprend donc en pleine digestion mais leur apparence tranquille ne permet d’occulter qu’ils peuvent être très dangereux. Après notre halte, nous en apercevons un sur la route, malheureusement écrasé par une voiture et les entrailles à l’air. Le spectacle fait de la peine après avoir vu ses congénères bien vivants.

Nous passons par Miami pour remonter par la turnpike jusqu’à Boca Raton, où Riri veut faire la surprise à Brigitte et Fred Fourage, hôtes qui ont passé quinze jours à la maison à la recherche de leur nouvelle résidence principale. On repère le block où ils travaillent et décidons de leur rendre visite sans les prévenir par téléphone. Ils étaient fous de joie et nous étions ravis de les revoir, d’avoir des nouvelles de leur projet, de leur fille qui travaille à Montreux etc. Depuis la vente de leur maison, leur bureau fait office de domicile puisqu’il possède une cuisine, des toilettes, un canapé lit à l’étage. Nous prenons le café sur la table de réunion et chacun raconte les dernières nouvelles du front, notamment l’éventuel achat d’une maison en pierres aux Arcs pour eux. Mais ils n’ont pas encore visité cette maison et songe revenir en France bientôt.

Le repas au restaurant chinois PF Chang n’était pas extraordinaire surtout pour Richard qui a commandé du beef with sushuan sauce. Cette fois ci, c’était trop cuit et j’ai partagé mes crevettes délicieusement relevées avec lui. Les informations sur Tripadvisor sont en général fiables mais les avis sur les restaurants écrits en américain signifient qu’ils sont écrits par des américains qui ont des goûts américains et par conséquent pas ne sont si fiables que ça… surtout culinairement parlant ; sinon les avis sur les hébergements s’avèrent d’une manière générale justes.

 

03 décembre 2009 

Fort Lauderdale –zoo Miami (Fl) : Après un petit déjeuner au Bestwestern de Bocaraton, nous voilà partis direction le zoo de Miami (Metro Zoo). En passant à Fort Lauderdale, nous en profitons pour réserver l’hôtel pour les deux derniers jours du séjour avant la croisière aux Caraïbes. Nous choisissons le Bestwestern OceanInn à mi-chemin entre l’aéroport où nous devons rendre la voiture et le port où nous devons embarquer. Fort Lauderdale s’apparente un peu plus à la Côte d’Azur, avec des jeunes en BMW ou des motards en Harley Davidson. De ce côté de la Floride, la circulation est plus intense, les échangeurs plus nombreux et des sorties d’autoroutes plus nombreuses. Et la turnpike, autoroute qui contourne Miami payante comme sur la Côte d’Azur, même si le péage à acquitter n’est que d’un dollar. Rien à voir donc avec tous les péages nombreux et chers de chez nous… En revanche, 100$ d’amende si on ne passe pas au bon endroit.

Petite halte sur l’océan où l’eau est divinement chaude mais les vagues ramènent quelques méduses et nous ne mettons pas les maillots. Puis nous arrivons au zoo par une allée majestueuse de palmiers. En plus du billet, nous louons des petits trolleys (vélo à quatre roues) pour se promener plus rapidement. Et nous voyons ainsi les animaux dans leur élément naturel, regroupés par zone géographique (Asie, Amazonie, Afrique etc.). Les gorilles ont beaucoup amusés Mathilde ; ils bougent beaucoup, mangent des feuilles, et leur agitation ludique compense la léthargie des félins et des orangs outans.

Le seul animal qui a été interpellé par la présence de Riri, c’est le dromadaire !

Mathilde était pliée de rire de voir l’attitude de ce grand quadrupède qui suivait Mon Riton du regard en lui montrant ses dents comme s’il s’adressait à son soigneur ou à ...son père !

L’équivalent de nos pigeons ici s’appelle des ibis blanc (Eudocimus albus). Ils sont plus haut et gros mais aussi voraces et quémandeurs de gratifications tels que glaces, biscuits. De gros gourmands.

Le soir nous tombons sur le premier hôtel qui a de la lumière, en l’occurrence un motel dont les prestations s’avèreront aux antipodes de ce que le nom laisse entendre « DeLuxe Motel » à Homestead, à la frontière des îles Keys. Certes le prix était raisonnablement bas, mais devant la chambre, étaient garés deux caddies, une grosse bonbonne de gaz… « Très romantique », dirait Thithi…

 

04 décembre 2009 

Les Keys - Marathon(Fl) : Nous nous levons bien reposés et partons sur les îles en suivant la S1, l’unique route qui relie les îles entre elles jusqu’à Key West. A l’origine, c’était une ligne de chemin de fer qu’un certain Flagler, milliardaire du début du XXème siècle, avait fait construire. Les ponts sont immenses, le plus long a subi des dommages dû à un ouragan en 1935, aussi un des plus longs ponts est différent d’un bout à l’autre… Le paysage est joli malgré les poteaux électriques scient le paysage une fois côté océan, une fois côté golfe du Mexique. La végétation est luxuriante et l’horizon bleu magnifique. Nous décidons de nous arrêter au bout de 100 km, à Marathon, c'est-à-dire à mi chemin de KeyWest. Nous décidons de faire une halte dans un motel mignon « SeaDell Motel », où les chambres sont décorées avec soin La propriétaire nous indique une plage tout près et nous nous y rendons avec plaisir d’autant que le soleil brille et chauffe et que malgré cela, les plages de sable sont quasi désertes à cette période. Nous nageons dans une eau à 28°C et Thithi joue avec le sable, fait un grand trou aidé par Riri

 

05 décembre 2009 

Les Keys – Key West (Fl) : Après avoir avalé quelques biscuits au beurre, (il n’y a pas de petit déjeuner dans ce motel, seulement une machine à café), nous nous dirigeons vers Key West. Dans ce lieu tant recherché par les touristes, nous trouvons une ville de petite dimension dont la rue la plus animée s’appelle Duval Street. Nous faisons un tour de repérage dans la ville et nous garons dans un parking à 4$/h. Nous descendons l’avenue en croisant quelques coqs et poules dans la rue. En souvenir des premiers flibustiers habitant l’île. On pourrait dire que la flibusterie continue à régner ici puisque Riri achète son paquet de cigarette à 8,7$ au lieu d’environ 5$... nous descendons l’avenue bordée de magasins à touristes rapidement. Brusquement l’atmosphère devient lourde, les serveurs rentrent les menus à l’intérieur. En levant les yeux, on s’aperçoit que le ciel est devenu noir. On décide de rejoindre la voiture rapidement. Et à peine rentrés dans le parking ouvert, l’orage éclate. Les quelques mètres qui nous séparent de la voiture permet à la pluie et au vent terrible de nous tremper comme des soupes. Un exemple d’orage tropical. Le problème c’est qu’il a duré toute l’après midi et ensuite nous rentrons au motel. Nous ne sommes pas tombés amoureux de cette ville et notre visite écourtée par la pluie nous a moins chagriné que la fois où nous étions à Québec.

 

06 décembre 2009 

Les Keys – Key West (Fl) : Après avoir avalé quelques biscuits au beurre, (il n’y a pas de petit déjeuner dans ce motel, nous décidons de repartir sur la côte Ouest. Richard a repéré dans les annonces immobilières un hôtel avec 4 docks sur la S41 à Cape Coral. L’extérieur semble correct. On a vu une vidéo sur internet de chambres sympas également. Nous repartons donc et retraversons les Everglades.

 

07 décembre 2009 

Cape Coral : Rencontre avec Monica Wilson pour visiter un hôtel 14 unités Docksid’inn à Cape Coral et un motel sur Sanibel à 6 unités. Nous avons un peu de mal à trouver le bureau du Century21 dans cette grande zone commerciale mais y parvenons finalement aidé par la coccinelle bleue garée devant l’agence. Puisque Monica en réalité est allemande à l’origine et installé depuis de nombreuses années en Floride. Nous faisons également connaissance avec Karine Conzalves qui est spécialisée dans le business, tandis que Monica s’occupe davantage des maisons individuelles. Elles nous expliquent en quelques mots que le marché de l’immobilier est actuellement bas avec beaucoup de shortsale et foreclosure. C’est le cas notamment de hôtel Docksid’inn qu’elle va nous faire visiter sur Cape Coral. Elle a d’autres offres dans son portefeuille, notamment une qui attire notre attention car elle se trouve sur Sanibel Island. Les deux offres sont radicalement opposées : l’un possède 14 chambres, l’autre 6 ; le premier est en bord de route bruyante dans un endroit pas forcément très connu ni touristique, l’autre est dans une île connue, à la végétation subtropicale, très «exclusive »; l’un est passant, l’autre pas du tout et en plus accessible qu’après un péage de 6$ (ce qui est rare et cher aux USA). L’un demande beaucoup de rénovation, l’autre est impeccablement entretenu. L’un a une piscine chauffée (en triste état, certes), l’autre n’en possèdera jamais. L’un est proche du canal pour et possède 4 docks pour les bateaux, l’autre est à quelques mètres des plages de sable blanc connus pour ses coquillages… Les affaires sont différentes, leur prix de revient plus ou moins équivalents si l’on tient compte de la rénovation à faire. Voilà de quoi donner de la matière à réflexion intense lors de notre voyage du retour.

 

08 décembre 2009 

Cape Coral :

Petit tour chez Lowes

Piscine

Apéro avec Mark et le Canadien

Arrivée de Bordelais chez Mark qui viennent acheter une maison à 100.000 $ avec dock pour louer.

 

09 décembre 2009 

Cape Coral - Fort Lauderdale : On doit partir ; je remplis un questionnaire de satisfaction concernant l’hôtel. Les notes sont bonnes (entre 4 et 5 sur 5, mais signale tout de même les difficultés que l’eau rencontre à s’écouler de la baignoire. Ça semble les gêner un peu, mais leur fait des compliments oralement ; d’ailleurs le soir, je mettrai des commentaires flatteurs sur Tripadvisor.

Compte tenu du mail que nous avons reçu d’informer et voyages, nous devons refaire un certificat médical parce que ceux que Jean-Chri nous avait fait en France avant de partir ne sont plus valables… puisque périmés d’un mois. Nous demandons à Marc et Linda de l’hôtel où nous pourrions faire des certificats médicaux. Finalement, à deux blocs d’ici, mais cela nous coûterait la modique somme de 120$ par personne. Un peu dégoûté, nous appelons sur le parking les Fourage avec l’ordinateur. Frédéric se renseigne par téléphone pendant que Brigitte nous raconte qu’ils n’ont pas trop le moral car leur fille Mélissa a été agressée par un voyou à une rue de chez elle à une heure du matin et a été dépossédée de son argent, clés et permis de travail etc. Sans compter également que son petit ami a décidé de faire un break et qu’elle se retrouve toute seule juste pour les fêtes de fin d’année… Pour finir, ils nous prennent rendez-vous dans un centre médical francophone, qui ne prendrait « que » 150$ en tout pour les trois certificats médicaux.

Nous voilà donc partis pour retraverser les Everglades avec cette fois ci, à la grande surprise de Riri, des tortues sur le bord de la route ; en effet, les alligators font maintenant partie du paysage…

 

Le soir,  on passe chercher les Fourage pour aller diner à Boca Raton. Ils nous recommandent un restaurant mexicain qui s’avèrera très bon. Nous papotons de façon légère tout au long du repas, apprenons la formule américain « I am stilll working on it » pour ne pas qu’on nous enlève le plat avant de l’avoir fini, merci Frédo !

10 décembre 2009 

Fort Lauderdale : Malgré l’offre d’un petit déjeuner continent « chaud » (œuf brouillé, bacon, etc), je file dans la salle des petits déjeuners pour agripper trois pommes et trois bananes et puis s’en vont… pour être à l’heure à la visite médicale à Boca Raton, à trois quart d’heure de l’hôtel. Cette hâte sera proportionnellement aussi importante que le temps d’attente dans la dite salle. Nous sommes arrivés à 8h50 mais la personne qui parlait français n’arrivait qu’à 9h30. Donc nous devons revenir. Nous allons boire un petit expresso et manger un croissant et un pain au chocolat dans une boulangerie française juste à côté. A 9h30, nous rentrons à nouveau dans la salle et attendons encore une bonne heure, le temps que nous remplissions un questionnaire et que la préposée ne l’enregistre dans son ordinateur… Nous sommes pesés en stones, nous avons une température en Farenheit, une tension en je ne sais quelle autre unité. Bref, j’ignore si j’ai grossi (certainement pas maigri !) mais a priori nous sommes en bonne forme. Nous voyons remplir finalement le certificat médical de la Compagnie CGACGM par un médecin d’origine asiatique (Dr Lee) assisté d’une nurse canadienne francophone. La petite plaisanterie ne dure au final que quelques minutes mais nous coûtera quand même 150$ comme prévu. Une fois sortis, nous repassons en vitesse à l’hôtel pour rendre la voiture au terminal de l’aéroport international de Fort Lauderdale. L’employé fait le tour de la voiture et fait la lecture optique d’un code barre sur la portière. Si nous ne devions pas changé la carte de crédit du débit de la location au bureau, l’opération n’aurait duré que quelques petites secondes…allégés quand même de 995$, compte tenu que nous devions payer 600$ de charges d’abandon (prise du véhicule à New York et rendu en Floride). Ainsi nous retournons en taxi à l’hôtel, nous mangeons deux sandwiches pas terribles, laissés sur le côté de la fenêtre sans nous être amené par la serveuse et en plus pas terribles du tout pour 15$. A ce tarif, un Macdonald aurait davantage fait plaisir à tout le monde, c’est dire…

Une petite promenade aux alentours nous avait permis de repérer la plage très proche et nous décidons d’y passer une partie de l’après-midi. L’eau est bonne et claire et sans trop de roulis.  Juste assez de vagues pour se faire masser les plantes des pieds allongés au bord. Mathilde s’amuse à creuser un tunnel dans le sable fin étroit mais très long. Je ramasse quelques coquillages  de très petites dimensions pour faire des perles pour Thithi, car certains ont déjà un petit trou, juste pour passer le fil…La plage est très fréquentée : survolée régulièrement par de gros airbus et entourée de cargo containers certains vides, d’autres chargés de leur containers aux couleurs bigarrées. Et pour finir par une horde d’oiseaux, mouettes et pélicans venant à la pêche. Ces derniers survolent, généralement à deux, une zone de mer et d’un coup plongent tête première dans l’eau pour pêcher sa proie. Une fois que les pélicans ont repéré un banc de poissons, ce sont les mouettes qui elles arrivent en groupe et en rang serré pour profiter du coin poissonneux. Nous nous retrouvons ainsi entouré d’oiseaux comme dans le film d’Hitchcock, à la différence que ces oiseaux nous ignorent complètement et forment un méli mélo plus préoccupé à manger qu’à nous agresser de quelque manière que ce soit.,

 

Le soir nous dinons d’une petite salade de maïs, thon, tomates maison. Aujourd’hui, culinairement parlant, pas terrible. Et nous voilà dans les draps assez tôt. 

11 décembre 2009 

Départ croisière Caraïbes : Après un « hot breakfast » au Bestwestern  de Fort Lauderdale, nous faisons nos bagages pour prendre un taxi direction le port  Everglades, terminal 26 pour l’embarquement sur le MS Noordam de la Compagnie Holland America Line. A première vue, le paquebot est plus petit que celui de Carnival Dream. Après investigation, il s’avère qu’il est de 2006 et sort du même chantier naval que  le MS Dream de Carnival, qui lui venait d’être inauguré seulement deux mois avant notre transatlantique. Néanmoins, l’intérieur est cosy. L’atrium ne manque pas de clinquant ni de dorures. Certains lounges  offrent ostensiblement des  fauteuils en cuir un peu baroques. Il n’y a  que quatre spas et deux piscines à l’extérieur ; la piscine centrale est agrémentée d’un joli ensemble de dauphins en statue et si le temps se gâte, la piscine devient  couverte par un système de toit coulissant. Pas de toboggan aquatique malheureusement pour Thithi… En revanche, une belle bibliothèque avec beaucoup de livres classiques et de livres sur les voyages (des guides en anglais bien sûr) mais aussi  journaux et magazines.

 

12 décembre 2009 

Half Moon Cay: On débarque sur une petite île aménagée  pour croisiéristes de luxe, puisque l’île appartient à la Holland America Line et Carnival… Sur la plage, boutiques de souvenir, buffet, centre de coiffure et plusieurs choix d'activités, tel que le volley, le basket etc  Les plage sont magnifiques : l’’eau était absolument cristalline et le sable de la farine beige clair. S’y baigner est un régal, la température est extrêmement bonne. Le seul hic fut les deux averses que nous avons essuyées. Mais compte tenu de la température extérieure, cela n’était pas grave : c’était un moyen de se rincer de l’eau de l’océan. Sur la navette qui nous amène au paquebot, à l’aller nous nous étions installés en haut et au retour par crainte d’une autre averse, nous avons choisi le niveau inférieur. Mais ce n’était pas une si  bonne idée car les rigoles coulaient d’en haut et à chaque virage, on pouvait recevoir quelques grosses coulées d’eau comme le monsieur qui était installé deux rangs avant nous et qui nous a bien rire, en restant stoïque tout le long de la traversée alors qu’il recevait des trombes d’eau sur lui à chaque grosse vague : il était située exactement sous une rigole… Le soir dîner au restaurant, cette fois –ci nous n’attendons même pas. J’ai goûté au mahi-mahi, qui est du dauphin, mais le poisson, pas le mammifère…  Thithi n’a pas aimé les pâtes du menu enfant et je lui ai commandé le même poisson qu’elle a dévoré.  Après dîner, nous avons profité d’un des deux spas du lido 9. Je n’ai parfaitement compris comment ils se mettaient en route…

 

13 décembre 2009 

En mer :

 

14 décembre 2009 

Road Town, Tortola, les îles vierges britanniques : A l’arrivée sur les lieux en bateau,  le spectacle est très beau. De nombreuses îles composent l’archipel et certains rivages escarpés, peu hospitaliers rendent  le paysage plus sauvage, un peu le refuge de Robinson Crusoë. En revanche une fois débarqué sur l’île de Tortola, pas grand  chose à voir. Ce que nous confirme une Française que nous croisons et qui y a vécu : à part main street… Nous nous y dirigeons donc et voyons effectivement des boutiques de souvenir aux devantures multicolores. Mais la « main street » est vraiment minuscule ; impossible de marcher tranquillement sur le trottoir étroit ou inexistant, ni sur la chaussée où les voitures sont garées et verbalisées d’entrée. Notre visite sera assez expéditive et nous regagnons le paquebot, un peu déçus par la visite de l’escale mais contents de passer une bonne partie de l’après-midi dans la piscine et le spa.

 

15 décembre 2009 

Fort de France : On débarque en Martinique à grand renfort de musique et danse en habit folklorique ainsi que distri bution de pain (soi-disant français) et de chocolat (Thithi était aux anges). Dans aucune escale jusqu’à présent, nous n’avions reçu un accueil aussi préparé, soigné ; même une carte de l’île a été distribuée. Il faut dire que tous les alentours du port étaient en travaux, avec des palissades et des grues. L’attention a donc vite été attirée par cet accueil personnalisé et on oublie l’environnement de chantier.

Une fois en ville, cela fait du bien de voir des écriteaux en français. Nous allons d’abord boire une bière, un café et un coca dans un bar le Lina’s  juste à côté d’un McDonald. Et oui, il y en a là aussi. Nous envoyons  les certificats médicaux à la compagnie des cargos qui ne les aurait toujours pas reçus. Puis nous nous dirigeons vers Fort St Louis via le parc Savane, qui lui aussi est entouré de palissade de chantier (décidément, on prépare un relooking complet de la ville, il y en a besoin de toute façon…)  pour atteindre l’ouest de l’embarcadère et trouver enfin, avec l’aide d’un monsieur du Tourisme Information (en blanc et rouge),  le comptoir de l’Express des Iles afin que nous puissions acheter les billets qui nous permettront de rejoindre Pointe-à-Pitre au départ de Ste Lucie, notre dernière escale. Le comptoir de l’Express des îles est situé près de la Poste qui a déménagé dans un lieu plus sûr depuis le tremblement  de terre de novembre 2007. D’autres bâtiments également ont été désertés et cachés par des palissades…

 

Une fois toutes ces démarches finies, nous n’avons plus beaucoup d’euros sur nous, ni de carte bleue. Impossible d’acheter quoique ce soit ou même de manger quelque chose. Nous retrouvons pas mal de boutiques françaises, même un petit Carrefour Market et un petit Galeries Lafayette. Beaucoup de référence à Victor Schoelcher qui a libéré les noirs de l’esclavage sur l’île. Rue, statue, bibliothèque à son nom pour honorer cet homme. Une fois retournés  sur bateau, nous restaurons simplement de délicieuses pâtes au pesto et plongeons à nouveau dans une piscine à l’eau si tiède qu’il fait presque meilleur dans l’eau qu’hors de l’eau si le soleil se cache.  La copine de Thithi, Anna-Maria, est dans la piscine et essaie d’apprendre à nager sans brassard. Cela motive un peu Thithi mais elle reste quand même peu téméraire. 

16 décembre 2009 

Bridgetown(Barbados) : Sous une chaleur écrasante, on sort pour une escale dans l’île des Barbades. Le paquebot est situé à 10 minutes du centre ville, nous marchons le long d’un jardin dont les arbres nous offrent une ombre bienfaisante. Dans le centre ville, des boutiques de bijoux se succèdent les unes dernières les autres affichant sur leur devanture le mot « duty free » comme un sésame pour faire venir le monde. En réalité, les prix restent chers, le nombre de carat pour l’or est quasiment toujours à 14. Donc bon… Nous « succombons » tout de même à l’appel du duty-free pour l’achat d’un parfum (pour mon anniversaire aujourd’hui) et pour 5 cigares (pour Riri) et une petite poupée de chiffon en madras (pour Thithi). Le seul souvenir que nous avions ramené pour Thithi était une boule de neige avec l’empire state building et la statue de la liberté. Pour économiser de la place dans les bagages, j’avais enlevé le carton et l’avait casé entre les peluches de Thithi. C’était sans compter ou sans calculer à sa juste valeur le traitement infligé par Mathilde à son sac à dos... Avec la poupée de chiffon, pas de risque de casse au moins…

 

Le soir, soirée de gala « formal optional ». Comme c’est mon anniversaire, je considère que c’était normal d’avoir ce soir là encore des mets plus fins et délicieux que d’habitude et nous avons eu droit au « pâté de foie gras », à des pinces de crabes et du homard mais accompagné également de viande sur un lit de purée. Etrange association mais très bonne. Nous nous échappons avant le dessert, d’une part parce que nous étions repus, d’autre part pour éviter que les serveurs ne viennent vous souhaiter votre anniversaire devant toute la salle.

17 décembre 2009 

Castries-La Soufrière (Ste Lucie) : Jour d’abandon du paquebot. Après un bref petit déjeuner, nous exécutons quelques allers-retours de notre chambre au deck1 pour finaliser les papiers de la douane et devons leur montrer le billet de l’Express des îles pour prouver aux autorités que nous quittons bien le territoire de Ste Lucie. Une météo pluvieuse accompagne notre départ ; outre le fait qu’il pleuve et que nous ayons nos bagages à trimbaler, nous devons emprunter une navette pour atteindre la terre car le paquebot n’est pas dans le port. Et la navette, cette fois-ci, c’est simplement le bateau de sauvetage qu’ils ont décroché… un autre couple débarque comme nous à Ste Lucie, ils sont du Royaume Uni et ont prévu de passer deux semaines sur l’île… Nous débarquons sur les éternelles boutiques de soi-disant duty-free et également sur le Visitor Center auquel je m’adresse pour trouver une adresse d’hôtel. Nous avions relevé quelques unes, mais aucun hôtel ne répondait au téléphone. La dame du Visitor Center nous recommande l’Auberge Séraphine à quelques minutes de là, téléphone et nous voilà en taxi direction l’auberge. Le lieu est retiré du bruit, si ce n’est celui des innombrables ibis blancs qui envahissent l’arbre devant l’hôtel.  La vue est belle, l’hôtel joli, la chambre blanche vaste avec une terrasse balcon sur la piscine et le port. Nous retournons à pied en passant par l’aérodrome vers le duty-free et buvons une « piton », bière locale qui semble être apprécié par les touristes autant que par les habitants de l’île. Au prix de 3US$ les deux bières, les esprits s’échauffent chez certains mais l’ambiance reste très bonne enfant. Un taxi créole, Bernard, nous amène pour 5US$ au centre ville, au marché couvert où nous nous promenons mais sans y trouver un grand plaisir car la ville n’est pas très belle, plutôt sale sans attrait. 16h00, nous cherchons un restaurant typique en vain. Nous rentrons même dans un restaurant italien. Mais ils ne leur restent que du poisson avec des patates bouillies. Et ça n’attire pas forcément mon Riton… Nous nous réfugions l’âme en peine dans un Burger King. Nous rentrons après avoir acheté dans un supermarché « superJ » quelques grignotages pour le soir et pour le cargo.

 

18 décembre 2009 

Ste Lucie-Pointe à Pitre (Guadeloupe) : Le lendemain nous attendons Bernard à 11h00 pour nous amener à la Soufrière car l’Express des îles n’est qu’à 16h00 et nous devons être à l’embarquement qu’à 14h30. Il est un peu long mais une personne des impôts qui séjourne à l’hôtel nous permet d’appeler de son portable pour relancer le Bernard (car la communication par Skype est détestable, nous avons pu à peine comprendre que demain nous devions être au cargo à 17h00.) Bernard nous amène dans son « bolide » à travers la plus grande plantation de figues (qui s’avère être des bananes….), puis la « rain forest », véritable jungle avec des fougères énormes et une petite pluie continue. Et enfin les deux pitons qui caractérisent l’île et la rendent unique et reconnaissable parmi toutes les autres îles. Puis il nous amène à la Soufrière où l’odeur du souffre commence à nous prendre le nez. Nous lui demandons de faire demi-tour pour nous ramener à l’embarcadère. Il est déjà tard et je ne tiens pas à me promener à pied pendant une heure dans cette odeur détestable, ni à rater l’Express des îles.

Nous voilà à présent à faire la queue pour l’enregistrement des bagages puis faire une autre queue pour la douane et payer 20 € de taxes. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le personnel de la douane ont fouillé les bagages à main avec leur main gantée de plastique et dans leur zèle, ont confisqué le briquet de Riri, car trop dangereux sur le bateau ! Nous avions fait connaissance quelques minutes plus tôt d’un couple de français, Mathieu et Anne, habitant à Londres, avec qui nous avons sympathisé et avec qui nous avons partagé l’attente, puis quelques Heineken, enfin quelques allumettes, et quelques chips. Les gens dans le bateau étaient très gentils. Des musiciens, une maman avec sa petite fille aux rajouts de cheveux, Laetitia qui est devenue copine avec Mathilde, son frère Steven, ou la dame qui ne se sentait pas très bien derrière nous. Le bateau dessert dans l’ordre Fort de France, Dominique puis Pointe à Pitre. La durée de la traversée prévue de 6 heures aura duré plus d’une heure de plus et nous sommes arrivés à bon port vers 23h au lieu de 21h45 et ce après une traversée un peu agitée où certains sont arrivés l’estomac délesté d’un repas…

 

Mathieu et Anne n’ont pas voulu partagé notre taxi car l’hôtel était trop près selon eux mais, nous étions chargés et l’avons pris pour 10€ (les deux personnes supplémentaires n’auraient coûté que 5€ de plus, mais bon…) Et nous voilà parvenus dans l’hôtel le plus sordide dans lequel nous ayons été durant tout notre périple. Le veilleur de nuit déjà à notre arrivée nous remet les clefs, pas très fier, en nous disant qu’il y avait eu des travaux, et en rajoutant « mais  vous verrez bien ». Effectivement à l’arrivée, nous avons ouvert la porte sur une chambre minuscule, mansardée sur lequel je me suis cognée la tête malgré ma petite taille d’1,57m, et une odeur de moisi mêlée à une odeur d’urine venant de la salle de bain. L’horreur. Mais l’hôtel était soi-disant complet, impossible de changer de chambre. Il était tard, nous n’avions rien mangé de consistant et étions très fatigués, impossible de changer d’hôtel. Aussi nous sommes restés dans un lit aux draps complètement usés et même déchirés. 

19 décembre 2009 

Pointe à Pitre (Guadeloupe) : Réveil ce matin dans cet hôtel sordide. Riri descend fumer une cigarette à l’accueil et en profite pour expliquer à la tenancière de cet hôtel son mécontentement ; celle-ci  rejette la faute sur son personnel antillais et leur appartenance au syndical local… mais reconnaît ne pas avoir fait la vérification de la chambre. Personnellement, je doute fort qu’elle le fasse souvent. Comme Riri lui avait dit que nous avions vu l’hôtel sur Tripadvisor, elle a fait machine arrière en nous offrant de laisser nos bagages jusqu’à 14 heures au lieu de midi, de nous commander un taxi avec une course à 15€ au lieu de 18€+8€ pour l’embarcadère. Finalement, cela nous a permis de faire un tour dans la ville, de s’arrêter au marché des épices et rencontrer une charmante locale qui nous fait sentir des senteurs extraordinaires et qui paraissent transformer une simple cuisinière en véritable fée de la cuisine. Puis nous arrivons sur une zone piétonne à l’ambiance très folklorique et de la musique créole envahit la rue. Nous nous y arrêtons pour boire un verre, puis restons pour déguster une assiette de cuisine créole (boudin noir, blanc, poisson mariné au citron, acras). Que du bonheur, des mets savoureux à se lécher les doigts. Et décidons de prendre le café sur place. Le taxi nous attend pour 14 heures et rentrons, sans hâter le pas, comme les gens d’ici. Nous croisons même un papa noël emmitouflé de son habit rouge qui distribue des bonbons à Mathilde, ravie et surprise.

 

Nous avons pour finir même un prix sur la chambre (-10euros) et partons pour le quai Jarry sur le port autonome. Depuis la veille nous avions vu au loin un cargo se remplir de caisses multicolores. A présent, nous le voyons de près et la danse des caisses continuent toujours. Le taxi nous dépose et Riri va en éclaireur. Tout va bien, nous devons monter les bagages par une passerelle étroite et pentue. Un marin nous aide à monter les bagages, Walter nous présente nos cabines, le carré pour  se faire du thé ou café à toute heure, le coin tv et vidéo. Il nous invite à rejoindre le pont B pour dîner ce soir à 19h00. Le temps de ranger nos affaires dans une des cabines, nous descendons diner et faisons la connaissance de notre compagnon de voyage, un Suisse, médecin spécialisé dans les maladies psychosomatiques,  maintenant fervent défenseur des énergies renouvelables, et redoutable végétarien. Il a déjà fait des marches de 7 mois (Compostelle, Jérusalem pour défendre sa cause) notamment à Antigua pour l’implantation d’éoliennes et panneaux solaires là où le vent et le soleil sont inépuisables. Le repas est assez simple par rapport au paquebot mais bon, le tout accompagné d’un vin du pays du Gard. Notre Suisse s’éclipse aussitôt après dîner et nous allons faire un café au carré où nous faisons la connaissance de deux élèves officiers d’une vingtaine d’année, très ouverts et sympathiques.

20 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (1er jour) : Première nuit dans le Cargo. On dort bien même si on sent le mouvement du moteur du bateau. En image, je dirai que le paquebot roule à l’électrique et le cargo au diesel. En ce qui concerne la vitesse moyenne (vitesse de service), elle n’excèderait pas les 22 nœuds mais ce qui est remarquable quand il faut déplacer ce cargo de 200 mètres de long et de 30.400 tonnes (port en lourd)…

 

Première journée à bord du cargo. On mange bien même si on n’a pas le choix des menus puisque c’est le chef cuisinier qui décide pour les trente hommes d’équipage et les passagers. Après le déjeuner, strictement entre midi et une heure, nous avons droit à une instruction de sécurité. L’instructeur nous montre  avec un élève comment enfiler la combinaison de survie ; ce qui lui donne un air de famille avec le célèbre Casimir de l’Ile aux enfants. Une combinaison pour enfant leur a été livré à notre arrivée. Néanmoins elle reste de trop grand taille pour Mathilde. Espérons que nous n’ayons pas à nous en servir. Deux canots de survie seulement, mais c’est suffisant pour le nombre de passagers et équipage à bord. Nous aurons certainement des exercices de sécurité à faire nous ont-ils prévenu, et nous devrons nous retrouver au point de rassemblement sur la passerelle, où se trouve le PC (poste de commande) que nous avons visité ; la structure en fer vert (chantier naval asiatique) est plus technique que soignée dans le design même si elle est agrémentée de nombreux écrans radars pour avancer de jour comme de nuit. Ensuite, comme ils nous ont rempli la piscine avec l’eau de mer, nous allons nous baigner dans un cube bleu d’un mètre cinquante de profondeur et à une température de 26.8°C. Nous décalons nos montres d’une heure en pleine après-midi : à 16h00, il sera donc 17h00, et ce afin de maintenir le même nombre d’heures de sommeil. A 18h00, ouverture de la cave où sont vendues en bon dutyfree de l’alcool et des cigarettes. On achète aussi un peu de coca pour Thithi. Walter nous aide à monter les cannettes et nous fait passer par l’économat, les cuisines où s’affaire Finkel, le Chef cuisinier. Son second est roumain, mais d’une manière générale dans le bateau, les gens sur le bateau sont gentils et il ne règne pas une ambiance militaire. Le soir, nous sommes invités à boire un verre offert par le commandant au bar du vaisseau et l’ambiance y est sympathique. Une jeune fille accompagne son ami pour la traversée. Nous papotons et elle me confie être au chômage sur le Havre et  compter déménager sur Annecy pour améliorer les chances de trouver du travail dans l’évènement culturel. Elle me confie également que le papa Noël va passer sur le bateau cette année compte tenu de la présence de Mathilde...

21 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (2ème jour) : Petit déjeuner du côté droit de la grande table, là où la nappe est encore vierge de tâches. Au déjeuner, vient nous voir le chef mécanicien (j’ignore le grade exact). Il nous invite à venir visiter son royaume à 16h00. Martin ne nous accompagne pas car il en a déjà vu plusieurs auparavant.

En début d’après midi, Walter vient nous tenir un peu compagnie dans le carré des passagers et nous parle de son métier. Auparavant il était barman sur un bateau qui avait les moyens, il a pratiquement fait le tour du monde. Le bateau sur lequel nous sommes a beaucoup moins de budget et  Finkel, le cuisinier, se battrait pour pouvoir avoir des tomates fraîches à bord. Il sait faire, mais n’a pas les moyens pour le faire. Tôt ou tard, l’équipage moitié français, moitié roumain sera remplacé par un équipage philippin qui coûtera bien moins cher pour le même travail. Puis Walter nous montre en photo son petit neveu avec un tigre ou un serpent, ses frères dont un est cuisinier en Australie, sa chienne qui l’attend au port de Sanary sur Mer et sa femme d’origine indienne mais ayant vécu au Vietnam.

A 16h, nous voilà donc au poste de commande où le chef mécanicien en profite pour retarder l’heure d’une heure (on se rapproche petit à petit de l’heure française). Il nous présente le bateau dans un premier temps avant de nous embarquer avec les casques dans les entrailles de la Bête. Le moteur est réparti sur plusieurs ponts et est situé dans la « cathédrale ». La partie habitation du bateau s’appelle déjà le « château ».  On ne se refuse rien littéralement parlant. L’air ambiant très chaud rend l’odeur du combustible (fuel lourd) très suffocant à certains endroits du moteur. En fait, les raffineries ne savaient pas quoi faire du fuel juste après l’étape du bitume, et se débarrassait à bas prix de ce fuel lourd dont il ne savait que faire. Aujourd’hui, comme la plupart des bateaux roulent au fuel lourd, le prix du combustible a augmenté et donc maintenant les cargos font attention à la vitesse pour économiser le carburant. En effet, pour doubler la vitesse du navire, il faut multiplier au cube la puissance du moteur. Le chef mécanicien nous explique aussi que chaque caisse du cargo réfrigérée est autonome. Celles des bananes sont  maintenues à 12°C. Il ne faut jamais mettre des bananes dans le frigo. Pour faire mûrir un régime de bananes en plusieurs fois, il suffit de mettre les bananes que l’on veut faire mûrir rapidement avec une pomme. Et l’éthylène présent dans ce fruit accélère le processus de maturité de la banane… Voilà pourquoi dans notre périple, j’ai vu mes bananes noircir en une nuit.

 

22 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (3ème jour) : Est-ce le roulis ou le tanguis du cargo qui nous berce ? Mais ce matin nous nous réveillons à 7h55. Juste le temps que je descende prendre un café et faire les tartines de beurre, confiture et nutella pour Riri et Mathilde et je remonte faire le café dans le carré des passagers. Le matin, Riri fait une petite sieste d’une heure, et ma foi, l’après-midi se laisse tenter par une autre sieste de 3 heures. Cargo = repos. Riri en profite pour réviser son anglais avec le livre que nous avions acheté au Canada. Moi, je lis the Time Machine de HG Wells en anglais et Thithi regarde ses dessins animés et fait un peu de devoirs d’école. Elle commence à bien écrire droit, enfin. Nous sommes allés à la médiathèque du cargo dans la salle des ordinateurs. Le choix est grand mais dans un certain style seulement, les films d’action. Nous avons emprunté Mesrine avec Vincent Cassel mais ne l’avons toujours pas regardé. Après déjeuner, nous nous sommes promenés sur les  ponts avec Martin, sommes allés à la proue et à la poupe du cargo. Le temps est encore clément mais le Commandant nous a prévenus qu’il y aura du mauvais temps à partir du 23 jusqu’au 25 décembre inclus. Dans son logiciel de météo, il nous montre que le cargo arrondit sa route pour éviter le cœur de la tempête. Mais nous devrons inévitablement la traverser à un moment donné… Le cargo container bouge davantage que le paquebot mais cela reste encore largement supportable et pas du tout indisposant. Même Thithi me dit que « c’est normal que ça bouge, on est sur un bateau ». Elle s’est parfaitement accommodée, on dira « amarinée » et l’équipage est ravi que nous ne soyons pas dès le premier jour entrain de rendre nos entrailles. Mais paraît-il le plus dur reste à venir.

 

 

23 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (4ème jour) : Aujourd’hui, une journée sans haut ni bas en terme d’activité. Seulement des hauts et des bas plus importants dans la sensation du roulis du bateau. Les stylos, les sous tasses commencent à faire la danse sur les tables. Nous-mêmes et l’équipage semblons marcher soit penchés en avant soit penchés en arrière, pour contrebalancer le tangage du bateau. Heureusement personne à bord du bateau n’est malade. Nous avons un bon sens de l’équilibre et une bonne oreille interne qui depuis deux mois a pu apprivoiser cette sensation instable. Riri est allé voir le commandant pour réserver une voiture à Montoire, près de Nantes, afin de ne pas avoir à descendre à Tourrettes de Dunkerque. Une estimation de 400 km en moins à parcourir. Ce n’est pas de refus, même si on n’est plus à ça près… Le repas du soir pour Thithi était excellent avec du melon délicieux en entrée et des frites pour accompagné une fricassée de volaille. Un repas simple mais qui enchante ses papilles. Ensuite nous avons regardé un film en DVD puisé à la bibliothèque « Mesrine », avec Cassel, trop violent pour Thithi… Aujourd’hui Mathilde a récité l’alphabet parfaitement et je suis bien fière d’elle et de moi et de ma patience !

 

24 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (5ème jour) : Début  de journée dans la pure tradition cargo ; je descends avant 8h00 petit déjeuner et remonte une tartine de Nutella et une à la confiture pour Thithi et Riri. Ensuite je somnole à nouveau car cette nuit nous avons passé la tempête et dans la nuit, ça a un petit bougé ; le frigo s’est ouvert et les canettes se sont échappées de leur prison réfrigérée. La bannette (lit) de  la chambre du fond qui nous sert de salle de réunion a glissé. Bref, ça remue. A midi, le rosbeef haricot vert nous est resté un peu sur l’estomac. L’après-midi on avance l’heure d’une heure et à 16h00, il est déjà 17h00. Et quand l’heure du diner arrive, nous y allons presque à reculons. L’assiette de charcuterie et les lentilles qui accompagnent  le coquelet ne nous ravissent pas et encore moins Martin, qui n’a droit qu’aux lentilles. Et son plat est présenté de façon si peu appétissante, qu’il monte dans sa chambre chercher son appareil photo pour immortaliser son délicieux plat de Noël. Puis comme il est  presque 21h00, nous sommes attendus au bar des officiers où nous dégustons un 1821, rhum de Marie-Galante, au goût de banane et du champagne pour fêter Noël. Un sapin est dressé décoré par un élève officier et la petite amie d’un jeune officier. Mathilde avant le repas a laissé ses souliers au pied du sapin tandis que nous avions bu un petit apéritif (punch pour Riri et jus de goyave pour moi) et maintenant voilà que la salle est remplie de ballon rouge, bleu, blanc nacré et doré. Les serpentins volent et oh surprise voilà le papa Noël ! le premier matelot que nous avions vu et qui nous avait aidé à porter la valise quand nous avons embarqué avait endossé l’uniforme et cela lui allait à ravir. En plus parlant roumain, il avait un peu l’accent du grand nord. Dans sa hotte, un sac de marin, se trouvait un joli paquet qui renfermait une très jolie robe en madras, un brule-encens et un porte-monnaie multicolore. Thithi était ravie et a embrassé à plusieurs reprises le papa noël improvisé. Puis à son départ, une bagarre de ballons s’en est suivie et qui a duré très longtemps entre deux bavardages avec le commandant et la second-capitaine. Très sympathique. Quand nous sommes remontés dans la chambre une jolie chaussette de Noël était accrochée à notre poignée de porte et c’était le papa Noël de Martin qui était passé apporter à Mathilde une grosse tablette de chocolat suisse, une lampe, un savon avec un petit ange, une carte avec un trèfle à quatre feuilles, un kiwi (il a remarqué qu’elle les adorait et l’a d’ailleurs mangé aussitôt) et surtout un très joli carnet dédicacé à Mathilde. Son écriture est une véritable calligraphie et nous sommes extrêmement touchés par les présents inattendus. De notre côté, nous n’avons pas grand-chose, c’est même un euphémisme pour dire que nous n’avons rien à lui offrir, surtout qu’il ne fume pas, ne boit pas…

 

25 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (6ème jour) : Midi, pot chez le commandant. Petit punch..

 

26 décembre 2009 

Traversée de l’Atlantique en cargo (7ème jour) : Réveil ce matin à 9h00, pas de petit déjeuner. Je me lève et me fait un café et prend deux biscuits que nous avions en réserve pour grignoter en regardant « Quatre Etoiles », un film en dvd avec José Garcia et qui se passe au Carlton à Cannes. Puis déjeuner comme d’habitude, puis un autre dvd, « Scarface » avec Al Pacino. Martin nous demande 4 euros contre 10US$ pour payer ses emails à bord. Riri n’en a envoyé qu’un alors ça devrait pas être très cher !... On remplit au déjeuner les papiers pour la douane (on a droit à une cartouche et une bouteille d’alcool par personne).

Camille l’ami d’un officier vient nous chercher pour  télécharger  les photos que nous avons faites pour le réveillon. Puis c’est au tour de Martin de nous emmener les siennes.

 
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