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King's Wharf Bermudes

4 novembre 2009 

Premier jour de traversée transatlantique : Le matin vers 7h00, il fait nuit alors que la veille nous avons déjà décalé d’une heure nos montres. L’océan  est plus agité que la mer. Le bateau couine parfois, balloté par le vent qui peut souffler jusqu’à 50 km/heure. D’ailleurs hier au soir, près des ascenseurs, les petits sachets en papier à fermeture zip étaient installés pour accueillir les premiers vomis des passagers…  Aujourd’hui, journée tranquille, de bien-être. Spa vers 17h00 à la tombée du soleil, mais avec une eau à 38 degrés Celsius. Le midi nous avions déjeuné léger pour ne pas sombrer dans l’hyperphagie omniprésente.

Thithi monte sur le moyen toboggan toute seule maintenant et plusieurs fois d’affilée sans problème.

 

5 et 6 novembre 2009 

Deuxième et troisième jours de traversée transatlantique : Une journée type à bord consiste d’une part à petit déjeuner, en allant au 10ème étage en passant par les ascenseurs, la place extérieure avec piscine et chaises longues surplombée d’un  écran géant.  On s’engouffre dans la salle de petit déjeuner qui sert aussi au déjeuner l’heure arrivée. De part et d’autre, des points chauds où les machines à café, décaféiné, eau chaude, apple juice, orange juice, tropical etc. cohabitent et offrent leur breuvage dans des tasses ou verre en plastique opaques multicolores. Puis des files se dessinent pour suivre comme dans une cafétéria le long défilé de mets constituant un copieux, généreux pour Ne pas dire pantagruélique petit déjeuner. Lait, yaourt, melon, agrume, gaufre, baeggel, toast, céréales, omelettes, viennoiseries, fruits et j’en oublie…

Ensuite petit tour au toboggan. Précaution d’usage, vérifier qu’il est ouvert, vérifier qu’il n’y ait pas d’autres enfants qui jouent sinon Mathilde pleure. Le toboggan, c’est pour Mathithi seulement et les yeux ressemblent aux chutes du Niagara si d’autres enfants investissent l’aire de jeu.

Petit papotage avec notre connaissance canadienne qui se fait un plaisir de nous donner des conseils avisés et  expliquer les noms des stations de métro à prendre, les restaus recommandés (st Hubert), les B&B (chez Monsieur Gilles), les vitesses sur l’autoroute à respecter… pendant que Mathilde profite des toboggans quand il est désert de toute présence humaine.

Puis soit on prend le temps d’un petit apéritif en chambre avec du coca du minibar et du gin frauduleusement apporté dans une bouteille d’eau minérale. En effet, si nous achetions une bouteille de whisky en duty-free à bord, ils nous la gardaient jusqu’à notre débarquement sans nous laisser l’opportunité de la déguster « on board ». Par conséquent nous avons acheté dans une supérette un breuvage translucide pour faire un « cuba libre » avec le soda du carnival dream à 1$95 la canette. La mignonette de Chivas atteignant la coquette de 7.50€, plus cher qu’un Jack Daniels au Lounge.

Le midi, généralement vers 14h00, nous déjeunons au Deck10. Chaque jour le thème est différent, une fois journée italienne,  l’autre fois espagnole. Mais de toute façon, en permanence des mets mongoliens cuits au wok sont à disposition et Riri est un aficionado. A l’arrière du bateau sur le même niveau se trouve un spot où la cuisine indienne est excellente. En permanence les points pizza et sandwiches sont ouverts pour les retardataires ou les boulimiques.

L’après midi vers 16h on descend dans la chambre faire la sieste ou faire du travail d’école avec ThiThi. Parfois, on retourne au toboggan ou on barbote un spa dans une eau à 38°C. On se promène à travers le bateau où sont organisés ça et là des karaokés, des orchestres pour danser, des jeux de bingo, etc. Avant-hier nous avons assisté avant le dîner à un spectacle de magie. Demain, ce sera un spectacle d’hypnose.

Puis après quelques timides efforts de toilettes, nous allons au restaurant digne d’un 4 étoiles. Les mets sont plus raffinés, en quantité dosée, surtout pour les hors-d’œuvre. Des mets toujours bons même si les escargots à la bourguignonne n’ont de bourguignon que le nom. Il faut chercher l’ail et ne pas s’interroger sur la croûte de fromage qui tapisse la cassolette… La viande « grilled » est en fait braiséed !

 

7 novembre 2009 

Quatrième jour de traversée transatlantique : Ce matin, on a avancé l’heure une fois de plus. Il est désormais 6 h 00 quand en France il est 10h00. Nous avons passé la moitié de l’océan depuis hier. On se réveille bien tôt le matin, percevant à peine les bourrasques de vent à 70 km/h… le temps est nuageux, le toboggan compromis. Dès 6h00, nous allons petit déjeuner à tour de rôle, moi et la Thithi avec des céréales et des fruits et plus tard Riri avec son café et viennoiseries. Plus tard nous y retournons pour une petite collation de 10h00 afin de tenir jusqu’au déjeuner vers 13h30… Cette après midi nous forçons Mathilde à faire la sieste car la veille elle s’endormait quasiment au restaurant. Et ce soir, le spectacle commence exceptionnellement après le diner « Elegant Evening ».

Dans la salle de spectacle, l’animateur de la croisière aux cheveux décolorés présente les futures excursions à venir et répond aux questions des passagers. La présentation est filmée puis passe en boucle sur l’écran TV de la chambre. Idem pour certaines autres animations, telle le championnat de celui qui imite le mieux tarzan ou ceux qui donne la meilleure recette de meilleur cocktail ou la soirée Halloween qui passent toutes en boucle même quatre jours après. Les acteurs de la fête rivalisaient d’imagination dans leur déguisement et ainsi attiraient l’attention de la caméra du Carnival Dream pour immortaliser ces instants éphémères. Sur d’autres chaînes de la tv, en temps réel  le  positionnement sur la carte en longitude, latitude, vitesse du paquebot en km/h et nœud nautique, vitesse et sens du vent, température en °F et °C.

 

8 novembre 2009 

Cinquième jour de traversée transatlantique : Depuis deux jours la mer est formée, notre estomac un peu déformé… les vagues peuvent atteindre huit mètres de haut quand le vent lui souffle jusqu’à 120 km heure. Sur le paquebot, on a l’impression que les huisseries couinent. Au 10ème niveau, marcher reste possible mais la sensation de roulis est plus forte. Malgré la soirée élégante, les tables vides se multiplient notamment celles de nos voisins mexicains. Seul le mari était là, sa femme alitée dans la chambre ainsi que le couple d’américains qui partage leur table.

 

9 et 10 novembre 2009 

Escale à Kings Wharf aux Bermudes : Après une longue attente pour prendre le bus, nous nous dirigeons jusqu’à Hamilton, ville principale de l’île. Pendant le trajet, nous avons tout  le loisir de regarder le paysage qui est magnifique : des eaux d’un magnifique bleu turquoise vert, des maisons multicolores allant du rose pastel au gris souris, en passant par un bleu lagon et un violet améthyste. Les toits sont tous blancs, sans tuile, à étages afin de récupérer l’eau de pluie. Les jardins des maisons sont plutôt des aires de gazon anglais. Les mauvaises herbes sur la route sont composés des palmiers et autres essences tropicales qui remplacent  nos arbustes piquants, nos ronces et notre lierre. Les rues étroites ne peuvent abriter d’arrêt de bus parfois et le chauffeur s’engouffre dans des routes pour en faire demi -tour après son arrêt. A l’arrivée, nous nous engouffrons dans un pub irlandais et mangeons des sandwiches mexicains (quel exotisme…) arrosé de coca et nous branchons sur internet pour recevoir les messages et appeler la famille avec Skype quelques petites minutes… sous la pluie parce que le temps est très changeant, très venteux. Pour le retour, petite erreur de navigation et  nous empruntons la même route en sens inverse au lieu de prendre celle qui nous aurait fait faire le tour complet de l’île avec retour en ferry. Mais de toute façon, à 5 heures du soir, tout ferme, les bus et ferry se font moins nombreux et la nuit tombe une demi-heure après.

Le lendemain matin, nous profitons de la dernière matinée sur l’île pour aller visiter le musée maritime, où beaucoup d’objets de la vie courante du siècle dernier se succèdent à côté d’informations sur l’arrivée de l’électricité sur l’île ou le stockage de poudre à canon quand l’île était une base militaire anglaise au XIXème et début du XXème siècle. Les magasins et petites maisons ne furent construites et ouverts au civil que dans les années cinquante. Nous avons la surprise de découvrir des dauphins dans des bassins où certaines personnes peuvent se baigner pour « nager » avec ces animaux joueurs. Puis nous regagnons le paquebot pour un départ à midi à destination de New York City.

 

 

 

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